
2026 sera-t-elle l’année du rattrapage en Bourse pour le titre L’Oréal ? Les experts du bureau d’études d’UBS y croient après un dernier millésime rendu compliqué par le ralentissement de l’industrie du luxe. L’action du leader mondial de la beauté s’en est plutôt bien sortie avec un gain de 7,2% de son cours de bourse même si elle a sous-performé l’indice de référence de la bourse de Paris. Mais le groupe pourrait retrouver un environnement plus favorable. Souvenons-nous qu’au troisième trimestre, il s’était attiré les foudres du marché en dévoilant une croissance organique de ses ventes de 4,2% un peu inférieure aux attentes (+4,9%) en raison d’une performance décevante aux Etats-Unis, son deuxième plus gros marché (26,8% des ventes) et en Amérique Latine et qu’à l’époque les investisseurs avaient occulté le retour à la croissance des revenus en Chine.
Le bureau d’études d’UBS anticipe justement une amélioration de la dynamique du secteur de la beauté et s’attend à ce que L’Oréal surperformance la filière comme il en a l’habitude. Cela devrait se traduire dès le quatrième trimestre 2025 par une croissance organique des ventes supérieure à +5%. Il table sur une dynamique de 6,4% sur les trois derniers mois du dernier exercice (contre +6,1% pour le consensus) et de +5,8% pour l’ensemble de l’exercice 2026. Le verdict sera rendu le 12 février, jour de la publication des comptes annuels.
De nouveaux relais de croissance avec Galderma et Creed
L’un des atouts de l’Oréal est de couvrir l’ensemble du marché de la beauté des produits grand public, au luxe, en passant par l’offre aux professionnels et les soins de la peau vendus en parapharmacie. Ce qui lui confère un profil défensif apprécié des investisseurs. Loin de rester inactif, le groupe multiplie ces derniers mois les initiatives. Profitant de sa situation financière très solide quasiment sans dette, il a pris début décembre une participation supplémentaire de 10% au tour de table du suisse Galbera, le leader mondial de la dermatologie et de l’esthétique et a signé un accord avec Kering pour le rachat de sa filiale de parfumerie de luxe Creed pour un montant de 4 milliards avec la possibilité d’exploiter sous licence pendant 50 ans les marques Balenciaga, Botterai Veneta et Gucci.
De quoi offrir de puissants relais de croissance susceptibles de renforcer la visibilité sur les perspectives de croissance de L’Oréal. Dès lors la valorisation du titre de 28,5 et 27,6 fois les profits estimés pour 2025 et pour cette année n’apparait pas si exigeante, comparée à un ratio de 29,8 fois observé en moyenne sur longue période. Le consensus des analystes financiers recueilli par Factset anticipe sur 2025 et cette année une progression de 2,5% et de 5,8% du résultat opérationnel courant à 8,9 et 9,4 milliards. Le bénéfice net devrait être stable sur le dernier exercice à 6,8 milliards avant d’augmenter de 7% cette année à 7,29 milliards.
Notre conseil : achetez le titre L’Oréal à moins de 370 euros pour viser un objectif de cours de 440 euros (code : FR0000120321)
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