Alors qu’il peaufine sa préparation en vue de la nouvelle saison, Julian Alaphilippe l’assure : il a toujours la grinta. « J’ai toujours pris chaque saison comme si c’était la dernière. Je suis super motivé pour la saison qui arrive », a-t-il confié au micro de RMC, ajoutant : « Tant qu’il y a encore la flamme, c’est bon signe. »

S’il a décidé de faire l’impasse sur les courses Flandriennes, son programme de ce début de saison sera une nouvelle fois copieux avec le Tour d’Algarve, les Strade Bianche, Tirreno-Adriatico, Milan-Sanremo puis le Tour du Pays basque et les Ardennaises avec notamment la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège.

Julian Alaphilippe sera donc à nouveau de nombreuses fois loin des siens, ce dont il s’accommode forcément difficilement. « Le cyclisme a toujours été un sport difficile. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui, tout est poussé à l’extrême, que ce soit l’entraînement, la nutrition. Surtout, on est très peu à la maison », a-t-il expliqué, ajoutant : « c’est sûr qu’aujourd’hui, il y a plus de sacrifices à faire pour atteindre le niveau actuel du peloton qu’il y a quelques années. »

« Évidemment, c’est dur »

Marion Rousse, sa compagne, avait d’ailleurs évoqué le sujet l’hiver dernier à l’approche du coup d’envoi de la saison. « Julian, en tant que coureur cycliste, part plus de 250 jours à l’année, avait-elle raconté. il sait que ce sont ses dernières années de sportif de haut niveau, donc il faut qu’il le fasse à 100 %. Évidemment, c’est dur aussi parfois de son côté de ne pas voir son fils comme il en aurait envie, mais tous les sportifs de haut niveau sont logés à la même enseigne malheureusement. »

Julian Alaphilippe avait été transformé par la naissance de son enfant. « Nino est un prolongement de lui-même, avait ainsi Marion Rousse. Il le photographie toujours avec son doudou avant de partir pour l’avoir partout avec lui. Il a besoin de lui. Les émotions qu’il partage avec son fils lui permette de se battre au bon moment. Lui aussi, cette naissance l’a rendu plus fort ! » Mais également plus prudent.

« D’un point de vue sportif, ça m’a beaucoup apaisé sur plein de choses. Même si j’ai toujours le même tempérament, la même grinta. Je vais prendre des risques, mais je ne vais pas faire l’abruti parce que je n’ai pas envie de rentrer avec des blessures partout, même si ça fait partie de notre métier et qu’il faut parfois prendre des risques, a-t-il expliqué par le passé. Mais ça a changé pas mal de choses à ce niveau-là. Et quand tu rentres déçu d’une course, lui il t’attend et il a besoin de toi. Il n’en a rien à foutre que tu aies fait deuxième ou que tu sois malade. Il faut être là et ça fait beaucoup de bien d’avoir ces responsabilités, qui sont autres de celles de mon métier. C’est la vie tout simplement. »

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