L’Olympique de Marseille pouvait difficilement imaginer un scénario plus cruel, jeudi, face au PSG. Menés au score l’essentiel de la rencontre, les Ciel et Blanc ont en effet bien cru pouvoir renverser le club de la capitale. Après l’égalisation sur penalty de Mason Greenwood à l’entame du dernier quart d’heure, l’OM est en effet passé devant dans les derniers instants du temps réglementaire grâce à un but contre-son-camp de Willian Pacho.
Mais c’était sans compter sur six minutes du temps additionnel et un long ballon envoyé dans le dos de la défense marseillaise et superbement prolongé par Bradley Barcola pour Gonçalo Ramos, qui ruinait les espoirs marseillais d’une magnifique reprise de volée à bout portant. Les Marseillais étaient anéantis et Matt O’Riley puis Hamed Junior Traoré enterraient les derniers espoirs olympiens lors de la séance de tirs au but (2-2, 4 tab à 3).
Interrogé à l’issue de la rencontre, Leonardo Balerdi accusait le coup et pointé du doigt ses « ratés » sur la dernière action parisienne. Même son de cloche du côté de Benjamin Pavard qui pointait également du doigt les « nombreuses occasions ratées ». Et pour Laurent Fournier, qui a porté le maillot des deux équipes, un joueur marseillais peut nourrir de gros regrets: Pierre-Emerick Aubameyang.
« Il plombe l’OM »
Car aux yeux de l’ancien défenseur, le Gabonais a « plombé » son équipe en manquant une grosse occasion dans le temps additionnel. « Personne ne m’a déçu. Bon, il y a le choix d’Aubameyang à la fin, il peut frapper mais en voulant revenir sur son pied gauche, il plombe l’OM », a-t-il ainsi confié auprès de L’Equipe.
Il se montre moins sévère avec Amine Gouiri, préféré à l’ancien Stéphanois et lui aussi auteur d’un gros raté en seconde période. « Moi j’adore Gouiri. Je me rappelle l’an dernier quand il mettait but sur but. Il amène un truc dans les petits espaces, le jeu combiné. Il se rate un peu sur son occasion, sa frappe est téléphonée. D’habitude, il est assez lucide, a-t-il soufflé. Peut-être manque-t-il de rythme. Quand tu reviens de blessure, c’est toujours laborieux.»

