
En réponse à JUNi DU 36.
Moi les gars dans l'idéal il est évident que je ne peux que soutenir l'anarchisme.
Le problème c'est que l'on est dans une époque où la technicisation et ce qu'elle a permis en termes d'essor à vitesse grand V des moyens de communication, de transport, de transfert d'argent, etc etc d'un côté (ce qui est du domaine du flux capitalistique), et de l'autre, de contrôle, surveillance et de répression (ce qui est du domaine de la garantie répressive au service du capital) a fait que l'oligarchie capitaliste qui dirige ce monde n'a absolument plus aucune limite dans sa logique de prédation et de volonté de TOUT (absolument tout) s'accaparer en termes de ressources et vivant comme d'emprise sur nos vies humaines et notre temps (l'emprise sur notre temps est bien trop sous estimée).
Contrairement à y a quelques décennies où une plus grande lenteur des communications, des transports et des informations permettaient à tout un tas de maquis "anarchistes" de prospérer sur le long terme, je pense qu'aujourd'hui l'attelage capitalo technologique qui nous soumet (le personnage aujourd'hui vénéré par l'oligarchie financier est le pseudo entrepreneur chef de titres spéculatifs, comme le sociopathe Musk) a totalement soumis la sphère régalienne et ses moyens de répressions afin de tout s'accaparer.
Face à cette menace inédite par sa capacité à se projeter et nous violenter, je pense que l'anarchisme et les luttes locales, aussi pertinentes et belles soient-elles, ne pourront que se faire écraser.
Je suis très pessimiste à ce titre.
Voilà pourquoi je pense que pour mettre en place ces "utopies" là (quand je dis "utopies" je ne parle pas de manière méprisante, bien au contraire ce monde là serait un vrai bonheur), je pense qu'il sera d'abord primordial de s'emparer des moyens étatiques car sinon ce sont nous qui les prendront dans la gueule avant tout, comme c'est le cas maintenant.
Cela étant, je suis, comme vous, fort dubitatif en la possibilité de le faire via la logique partisane et électorale qui domine nos vies "démocratiques" (lol...) actuelles.
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