
Il était partiellement fermé lundi, puis restés portes closes le lendemain, comme chaque mardi. Mais ce matin, le musée du Louvre a pu intégralement ouvrir, le personnel ayant décidé de ne pas reconduire leur mouvement de grève pour de meilleures conditions de travail.
Réunis dans la matinée en assemblée générale, 200 à 300 salariés ont décidé de ne pas voter la poursuite leur grève, qui avait été lancée mi-décembre, suspendue pendant les fêtes et reconduite lundi, a indiqué Valérie Baud, représentante de la CFDT.
« La grève n’est pas votée aujourd’hui parce qu’il faut se donner du souffle, mais le mouvement n’est pas arrêté », a-t-elle précisé. Faute d’avancées suffisantes dans les discussions avec le ministère de la Culture, le préavis déposé début décembre par l’intersyndicale n’a ainsi pas été levé et une nouvelle AG est prévue jeudi matin.
L’ouverture retardée
Le préavis a été « reconduit à l’unanimité », a affirmé Christian Galani, délégué CGT. « On ne lève pas le préavis parce qu’on n’est pas encore dans le concret », a complété son homologue de la CFDT.
L’AG du personnel mercredi a retardé l’heure d’ouverture du musée le plus visité au monde mais le Louvre a ensuite pu ouvrir intégralement ses espaces au public, a indiqué la direction de l’établissement.
Lundi, après le vote de la grève, le Louvre n’avait pu ouvrir au public que son « parcours chefs-d’œuvre », qui inclut la Joconde, la Vénus de Milo ou la Victoire de Samothrace.
Les agents sont mobilisés pour protester contre les sous-effectifs, notamment pour la surveillance des salles, contre la hausse des tarifs pour les touristes non-Européens - une mesure entrant en vigueur le 14 janvier - ou encore contre la dégradation du bâtiment, mise en lumière par le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne française le 19 octobre.








