
<p>Quand un <a href="https://www.mariefrance.fr/animaux/vous-avez-du-mal-a-gerer-larrivee-de-votre-nouveau-chiot-voici-ce-que-les-chercheurs-disent-a-ce-sujet-dans-une-etude-1086581.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">chiot</a> quitte sa portée, il laisse derrière lui une mère et une fratrie entières. Beaucoup de maîtres regardent alors en arrière en se demandant si leur chien, une fois adulte, gardera le moindre souvenir de cette première "famille". La scène des retrouvailles, des années plus tard, alimente aussi pas mal de fantasmes.</p> <p>Les vétérinaires et comportementalistes rappellent pourtant que le cerveau canin ne fonctionne pas comme le nôtre. Pour savoir si un chien peut se souvenir de sa mère, de ses frères et sœurs, il faut d’abord comprendre quel type de mémoire il utilise et combien de temps ces traces restent actives. La science apporte des réponses assez précises.</p> <h2>Mémoire du chien : le rôle clé des odeurs avec sa famille</h2> <p>La mémoire du chien est avant tout une <strong>mémoire olfactive</strong>. Les experts rappellent qu’à la naissance, le chiot est sourd et aveugle pendant 10 à 16 jours : il ne perçoit que la chaleur maternelle et les odeurs de sa mère et de sa fratrie. Ces effluves deviennent des repères affectifs sur lesquels il se construit jusqu’à voir clair, vers le 35e jour. Les zones cérébrales dédiées à cette mémoire olfactive sont très développées. Quand un chien retrouve plus tard une odeur familière, celle d’un frère ou d’une sœur par exemple, le souvenir se réactive. Sans ce signal olfactif, il ne garde pas de souvenir conscient de sa fratrie : elle n’est tout simplement pas présente dans son esprit au quotidien.</p> <p>Une expérience relatée par <a href="https://www.geo.fr/animaux/les-chiens-peuvent-ils-reconnaitre-leur-mere-apres-des-annees-de-separation-reponse-des-veterinaires-215733?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">GEO</a>, avec des chiens séparés à 12 semaines, montre qu’à 2 ans ils reconnaissent encore leur mère, mais seulement le frère ou la sœur avec lequel ils vivaient, pas le reste de la portée. Les vétérinaires recommandent d’ailleurs d’attendre 10 à 12 semaines avant l’adoption, au-delà du minimum légal de 8 semaines, pour laisser se compléter l’éducation maternelle et la socialisation. Pour Britt Rosendahl, "Le principal moyen de navigation et de collecte d'informations d'un chien est l'odorat. Ainsi, ils se souviennent des autres chiens et des autres personnes par l'odorat plus que par la vue." Les praticiens soulignent enfin que, si la séparation se fait au bon âge et dans un cadre sécurisant, le chiot s’attache rapidement à son nouveau foyer et laisse ses premières attaches en arrière-plan.</p> <h2>Frères et sœurs du chien : un souvenir qui dure jusqu’à deux ans</h2> <p>Des études comportementales montrent que des chiots ayant vécu ensemble jusqu’à 8 à 12 semaines présentent des signes de reconnaissance jusqu’à deux ans après la séparation, à condition d’avoir réellement cohabité. On observe alors une absence d’agressivité, des jeux plus doux, une attention prolongée ou encore des comportements de "reconnexion" comme le léchage dès le premier contact.</p> <p>La durée de ce souvenir, fixé autour de deux ans, dépend de plusieurs paramètres :</p> <ul> <li>Durée de cohabitation</li> <li>Niveau de stress au moment de la séparation</li> <li>Qualité des interactions entre chiots</li> <li>Stabilité de l’environnement de la portée</li> </ul> <p>Ces proches sont perçus comme des <strong>individus familiers</strong>, non comme des "frères et sœurs" au sens humain. Au départ, la séparation crée une rupture brutale avec pleurs nocturnes, agitation et recherche de contact, mais ce stress tient surtout à la perte globale de repères sensoriels.</p> <h2>Le souvenir de la mère chez le chiot : ce que disent les vétérinaires</h2> <p>Le lien maternel laisse une empreinte très forte. <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/0376635794900566?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="noopener">L’étude de Peter G. Hepper</a>, publiée en 1994, a montré que des chiots de 5 à 10 semaines reconnaissaient l’odeur de leur mère après plusieurs jours de séparation, en choisissant un tissu imprégné de son odeur plutôt que celui d’une chienne inconnue. Cette reconnaissance peut persister des mois, voire des années, et elle est réciproque : une chienne identifie souvent l’odeur d’un chiot qu’elle a élevé, même adulte, tout en pouvant se montrer distante après le sevrage.</p> <p>"Il est logique que les chiens aient une forte reconnaissance de leur mère, car ils sont une espèce nidicole. Cela signifie que les jeunes sont sous-développés à la naissance, mais avec l'aide de leurs parents, ils mûrissent", explique ainsi Britt Rosendahl, comportementaliste canin, citée par GEO. "La survie dépend principalement de la mère, donc la reconnaissance de celle-ci est cruciale. Les animaux nidicoles sont câblés de cette façon, ce qui pourrait expliquer pourquoi ils sont plus susceptibles de reconnaître leur mère que leurs frères et sœurs."</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/animaux/mon-chien-peut-il-se-souvenir-de-sa-mere-ses-freres-et-ses-soeurs-ce-que-disent-les-veterinaires-1233873.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/animaux/mon-chien-peut-il-se-souvenir-de-sa-mere-ses-freres-et-ses-soeurs-ce-que-disent-les-veterinaires-1233873.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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