Il est 1h50, dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, quand Jimmy Morales, comme des millions d’habitants de Caracas, la capitale du Venezuela, se fait réveiller en sursaut par ses proches. Ils viennent d’entendre des hélicoptères ainsi que de fortes détonations. Son appartement, niché entre San Bernardino et la Candelaria, en plein centre-ville, se situe non loin des sites visés. « Le sol a tremblé dans de nombreux quartiers de Caracas à cause des explosions et les fenêtres de ma maison ont vibré sous le vacarme des hélicoptères », raconte-t-il, à distance, avant de reprendre : « Les explosions ont duré à peu près une heure ».

La nuit se nimbe d’angoisse. Aux aurores, l’annonce triomphante du président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social relatant « la capture » du chef d’État vénézuélien Nicolás Maduro et de sa femme, Cilia Flores, n’a guère tranquillisé Jimmy Morales et les siens.

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