
Depuis quinze mois qu’elle est ministre de l’Agriculture, Annie Genevard se félicite souvent d’être à la tête d’un « ministère de l’urgence ». Loi d’orientation agricole, réintroduction de l’acétamipride, fièvre catarrhale ovine, maladie hémorragique épizootique, intempéries : les moments de tension ne manquent pas. « C’étaient de simples remous. Avec la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), Annie Genevard affronte sa première vraie crise », observe une source en pointe sur les questions agricoles. « Une épizootie de la même gravité que la fièvre aphteuse ou la vache folle », complète l’intéressée.
Voilà la ministre, qui s’est accrochée à son poste lors de la formation du gouvernement Lecornu, en première ligne, questionnée à neuf reprises mardi dernier lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Sur les barrages ou dans la presse, il lui arrive aussi d’être insultée. Non sans misogynie parfois, comme lorsque Philippe de Villiers évoque sur CNews un « docteur Véran en jupons ».








