Christine Kelly, "première femme noire" sur une chaîne d'info : "J'en ai rien à cirer", balance la journaliste guadeloupéenne
<p>Invitée à s’exprimer en direct sur Europe 1, Christine Kelly a tenu des propos francs qui ont rapidement fait réagir. Présentée depuis plusieurs années comme <a href="https://www.nextplz.fr/people/509578-christine-kelly-sur-le-depart-envie-de-demissionner-coup-de-massue-pour-la-journaliste-de-cnews?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">la première femme noire à avoir animé une émission sur une chaîne d’information française</a>, la journaliste a balayé cette étiquette d’un revers de main. « <em>J’en ai rien à cirer d’être la première femme noire dans une chaîne d’info. Tu fais ton travail, tu es journaliste, tu avances</em> », a-t-elle ainsi lâché sans détour. Une déclaration qui tranche avec les discours habituels sur la diversité et la représentation dans les médias.</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-christine-kelly-refuse-l-etiquette-de-premiere-femme-noire-a-la-television">Christine Kelly refuse l’étiquette de “première femme noire” à la télévision</h2> <p>Christine Kelly a également poursuivi son propos en expliquant n’avoir jamais vécu son parcours professionnel à travers le prisme de la couleur de peau. « <em>Tu ne sais même pas si t’es noire ou si t’es pas noire. Il se trouve que je suis noire </em>», a-t-elle en effet affirmé en dénonçant une catégorisation qu’elle juge artificielle. Selon elle, ce regard identitaire n’a jamais été porté par le public français : « <em>Qui est-ce qui me l’a fait remarquer ? Aucun Français. Personne, même pas mes voisins</em> ».</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-une-carriere-construite-sur-le-travail-pas-sur-l-identite">Une carrière construite sur le travail, pas sur l’identité</h2> <p>Ancienne membre du CSA et figure médiatique installée du paysage audiovisuel français, Christine Kelly revendique avant tout une trajectoire bâtie sur le professionnalisme. Pour elle, la reconnaissance passe par la compétence, la rigueur et la constance, bien plus que par l’origine ou l’appartenance à une catégorie. </p> <p>Son message est donc clair : le métier de journaliste doit rester universel, détaché de toute assignation identitaire, même lorsqu’elle est présentée comme un symbole de progrès.</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-une-prise-de-position-qui-divise">Une prise de position qui divise</h2> <p>Les propos de Christine Kelly ne manquent pas de susciter le débat. Certains saluent en effet un discours jugé libérateur, estimant qu’il remet l’accent sur l’égalité réelle et le mérite individuel. D’autres, en revanche, considèrent que nier l’importance de la représentation revient à minimiser les obstacles rencontrés par les minorités dans les médias. En rejetant toute mise en avant de son statut, la journaliste assume une position à contre-courant des combats contemporains sur la diversité.</p> <h2 class="wp-block-heading" id="h-christine-kelly-fidele-a-son-franc-parler">Christine Kelly fidèle à son franc-parler</h2> <p>Habituée des prises de position sans filtre, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Kelly?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">Christine Kelly</a> confirme une nouvelle fois son tempérament direct. En refusant d’être réduite à un symbole, elle revendique une liberté de ton qui fait sa marque. Qu’on adhère ou non à son discours, ses déclarations sur Europe 1 relancent une question centrale : faut-il célébrer les “premières fois” ou simplement considérer que le talent suffit, sans étiquette ?</p>
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