Affaire Bygmalion : Éric Cesari contraint de quitter l’ensemble de ses fonctions électives

La décision est désormais exécutoire. Si l’attention s’est principalement portée sur la condamnation définitive de Nicolas Sarkozy, prononcée le 26 novembre dernier dans l’affaire Bygmalion liée au financement et à la surfacturation de la campagne présidentielle de 2012, d’autres protagonistes avaient également saisi la Cour de cassation. Éric Cesari figurait parmi eux.

À la suite du rejet par la plus haute juridiction judiciaire des pourvois formés dans ce dossier, le préfet des Hauts-de-Seine, Alexandre Brugère, a pris ce lundi un arrêté actant la démission d’office d’Éric Cesari de l’ensemble de ses fonctions électives.

L’élu de 66 ans perd ainsi son mandat d’adjoint au maire de Courbevoie, qu’il occupe depuis 2014. Cette décision entraîne également la perte de l’ensemble de ses autres responsabilités institutionnelles. Éric Cesari était notamment vice-président de la Métropole du Grand Paris et siégeait comme administrateur au sein de plusieurs organismes publics et parapublics, parmi lesquels Grand Paris Aménagement, l’Établissement public foncier d’Île-de-France, Paris La Défense, le Syctom ou encore l’Atelier parisien d’urbanisme, dont il assurait la première vice-présidence.

Ancien proche de Charles Pasqua avant de rejoindre Nicolas Sarkozy au milieu des années 2000, Éric Cesari occupait en 2012 le poste de directeur général de l’UMP. À ce titre, il a été mis en cause dans le mécanisme de réaffectation de factures de meetings, certaines dépenses ayant été imputées au parti afin de contourner le plafond légal des comptes de campagne. Il a toujours contesté toute implication personnelle dans ce système.

En appel, la cour d’appel de Paris l’avait condamné à une peine de deux ans d’emprisonnement, dont dix-huit mois avec sursis, assortie de cinq ans d’inéligibilité. Le rejet de son pourvoi rend cette condamnation définitive. L’intéressé doit désormais être convoqué par le juge de l’application des peines afin de statuer sur les modalités d’exécution des six mois de prison ferme, une durée qui ouvre la possibilité d’un aménagement.

Contacté, Éric Cesari n’a pas répondu à nos sollicitations.

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