
Quelques jours après son premier meeting, lors duquel il avait déclaré que la « police tue », faisant référence à la mort d’Adama Traoré en 2016, Sébastien Delogu a retrouvé lundi soir, à l’occasion d’un débat télévisé, le RN Franck Allisio, qui avait été très tôt publié une vidéo pour s’insurger des mots du député Insoumis.
Face à l’un de ses adversaires dans la course à la mairie de Marseille, le candidat LFI a dit « assume (r) ses propos », tout en apportant des précisions. « Vous connaissez Zineb Redouane ? Rémi Fraisse ? Malik Oussekine ? Adama Traoré ? », a-t-il demandé, sur le plateau de BFMTV, à Franck Allisio. Et d’ajouter : « Quand je dis que les Ehpad maltraitent nos aînés, je ne suis pas en train de dire que c’est le personnel qui est en train de maltraiter nos aînés. Quand je dis que la police tue, je parle du fonctionnement et non pas des policiers. »
« Désarmer la police » ?
Franck Allisio l’accuse, lui, de mentir. « Il y a un M. Delogu sur le plateau et un M. Delogu avec ses amis quand il lance son premier meeting et qui dit que la police tue. C’est une insulte à notre pays et à Marseille », a rétorqué le RN, expliquant avoir « eu honte, en tant que Marseillais, d’entendre ça ».
Après les propos de Sébastien Delogu, une enquête avait été ouverte par le parquet de Marseille pour diffamation. Franck Allisio assure avoir fait un signalement au procureur et au ministre de l’Intérieur et accuse son adversaire d’être « contre la police ». La justification de Sébastien Delogu n’a d’ailleurs pas convaincu le candidat RN, qui assure vouloir se concentrer sur « la première préoccupation des Marseillais qui est un Marseille en ordre ».
Lors de ce face-à-face, Sébastien Delogu a aussi expliqué qu’il ne voulait « pas désarmer la police », à rebours des annonces de la patronne des députés Insoumis à l’Assemblée nationale Mathilde Panot qui assurait que, là où son mouvement obtiendrait des mairies en 2026, la police municipale serait désarmée.
« Mathilde Panot a un raisonnement à long terme et elle a raison de l’avoir. C’est-à-dire que quand on aura réinstallé la justice sociale dans ce pays, la police municipale n’aura plus besoin d’armes », a-t-il défendu sur BFMTV. En juillet dernier, le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait répondu sur le réseau social X à cette proposition. « Traduction : avec cette gauche, vous n’aurez plus le droit à la sécurité. La gauche sans le peuple », avait-il cinglé.








