
L’INSEE vient de publier une étude sur Les montants de patrimoine détenus par les ménages en 2024. On y apprend que 10 % des ménages détiennent plus de 858 000 euros de patrimoine brut, et 30 %, moins de 40 000 euros. La moitié des ménages disposent d’un patrimoine brut supérieur à 205 000 euros. Les inégalités sont là nettement plus fortes que celles des niveaux de vie : les 10 % des ménages les mieux dotés en patrimoine détiennent près de la moitié de la masse totale de patrimoine brut, alors que les 10 % les plus aisés en niveau de vie détiennent seulement un quart de la composition des niveaux de vie. On apprend aussi, et c’était prévisible, que le patrimoine augmente avec l’âge. Et que le patrimoine des 10 % des ménages les mieux dotés (plus de 858 000 euros) est plus diversifié, avec plus de patrimoines professionnel et financier que celui des ménages moins dotés, qui consiste surtout en comptes courants, livrets et patrimoine résiduel.
Le plus intéressant dans cette étude n’est cependant peut-être pas là, mais dans les tableaux complémentaires, en particulier celui qui montre l’évolution des inégalités de patrimoine. On remarque que pour les 1 %, 5 % et 10 % les mieux dotés, le patrimoine financier baisse entre 2015 et 2024. C’est le patrimoine professionnel qui augmente pendant cette période. Encore plus important : la part de la masse de patrimoine brut total baisse pour les 1 % les mieux dotés et reste stable pour les 5 % et 10 %. Contrairement à ce que Piketty, Zucman et toute la gauche (et pas seulement) répètent en chœur à longueur de journée, les plus riches ne sont pas devenus encore plus riches ces 10 dernières années.

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