Discriminations à l’embauche : le Défenseur des droits, un autre comité Théodule à abolir

Dans un communiqué publié le 10 décembre, le Défenseur des droits prétend documenter une « hausse préoccupante des discriminations dans l’emploi ». Il se fonde sur un baromètre de l’Organisation internationale du travail (OIT) à la méthodologie plus que bancale : des déclarations subjectives, des ressentis, des perceptions… partagées lors d’appels téléphoniques. L’entité administrative affirme que plus de « 9 actifs interrogés sur 10 » estiment qu’il existe parfois ou souvent des discriminations, et 35 % pensent en avoir été victime en raison de leur sexe, leur âge, leur grossesse ou congé maternité/paternité, leur origine ou couleur de peau, leur religion, leur état de santé ou leur handicap.

Les conclusions sont d’autant plus contestables que la discrimination fait intrinsèquement partie du processus de recrutement : sélectionner implique de discriminer. Il s’agit, par définition, d’exclure certains profils pour en retenir d’autres. La seule question pertinente est celle de la liberté de l’employeur : dans une entreprise privée, c’est au propriétaire de déterminer les critères – compétences, valeurs, personnalité, disponibilité – sans avoir à se justifier devant l’administration. Mais cela n’empêche pas le Défenseur des droits de prôner des politiques dirigistes : plans d’action pluriannuels évalués périodiquement, contrôle de la parité dans les entreprises, campagnes de « testing » sur les discriminations, renforcement des politiques diversité… Le rapport ne questionne aucunement les effets potentiellement contre-productifs sur l’embauche, qui risquent de décourager une partie des employeurs.

Pour rappel, le Défenseur des droits, nommé par le président la République, coûte plus de 29 millions d’euros au contribuable (budget consommé en 2024). Ce « machin » administratif, qui ne sert visiblement pas à grand-chose   à part peut-être flatter l’ego meurtri de ceux qui n’ont pas été sélectionnés lors d’un processus d’embauche est composé de 256 personnes (effectif global en 2024). Voilà un énième comité Théodule à abolir, et dont toute mention dans la Constitution devrait être supprimée.

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