Désintox - Programme du Nouveau Front Populaire !

Depuis plusieurs jours, le programme du Nouveau Front Populaire fait l’objet de nombreuses attaques et critiques venant de la droite, des macronistes, de l’extrême droite et de leurs relais médiatiques. Mesures économiques, immigration, lutte contre le racisme, politique sociale… nous publions ici quelques désintox pour tordre le cou à nos détracteurs.

Cliquez sur chaque thème pour découvrir nos arguments.

Chiffrage / Le programme du NFP, un gouffre budgétaire ?

Les macronistes et la presse servile cherchent à installer l’idée que notre programme serait infinançable, creuserait le déficit et mènerait la France à la banqueroute. 

Désintox 1 - La programme du Nouveau Front Populaire est trop cher ou infaisable ?

Non, les dépenses du programme ne sont pas des lubies, elles répondent simplement aux besoins du pays : urgence sociale, planification écologique et sauvetage des services publics. Le programme est financé en allant chercher l’argent là où il est : entre les mains de quelques multinationales et privilégiés. Ne rien faire, c’est laisser une minorité accumuler. 

Il faut rappeler des ordres de grandeurs : 

  • 100 milliards d’argent versé aux actionnaires par le CAC 40 en 2023
  • 180 milliards perdus chaque année en niches fiscales et exonérations diverses

Par ailleurs, non seulement les macronistes gonflent les chiffres, mais ils inventent des mesures qui ne sont pas dans le programme comme la 6e semaine de congés payés ou une baisse de 40 Mds de la CSG. Ce n’est pas sérieux. Ces mesures inventées en moins, la note baisse d’un quart.

Ils oublient également d’évoquer les mesures de financement : ils inventent ainsi un déséquilibre imaginaire ! Ils affirment aussi à tort que ce sera l’enfer fiscal pour les Français : seuls les 8 % les plus riches et les multinationales paieront ! Ce qui leur fait peur, ce ne sont pas les montants, mais le contenu de nos mesures qui redistribuent les richesses au lieu de canaliser l’argent public vers les plus riches. Voici quelques exemples de mesures concrètes pour financer nos dépenses : l’ISF renforcé (10 Mds), la suppression de la flat tax (2 Mds).

Enfin, ils sont adeptes de la pensée magique : ils croient que l’argent redistribué disparaît. Alors qu’attribuer de l’argent à la Sécurité sociale, c’est faire tourner des hôpitaux, des aides à domicile, les crèches… Alors que récupérer l’argent qui dort chez les super-riches pour le distribuer aux milieux populaires conduit à retrouver cet argent dans les magasins et dans les entreprises.

 

Désintox 2 - les macronistes sont des experts en budget ? 

Un budget, c’est des dépenses, mais ce sont aussi des recettes. Pourtant, les macronistes oublient de les compter dans leur mauvaise analyse de notre programme. Sans doute car ils sont gênés par le fait que nous comptions le financer en taxant leurs amis les ultra-riches. Nous avons pour eux de grands projets : rétablissement de l’Impôt sur la Fortune, taxe sur les super profits, suppression de la flat tax, refonte des niches fiscales, etc. 

Comment faire confiance aux macronistes qui eux n’ont pas respecté leur propre chiffrage ? Ils annonçaient 50 Mds de dépenses. Le gouvernement de Macron a été obligé de faire des économies d’urgences début 2024 après avoir reconnu des erreurs de prévision. Dans leur chiffrage pour 2022, ils annonçaient 50 Mds de recettes pour financer leurs dépenses. Résultat des courses, elles ont diminué de plus de 50 Mds en un an. Rien que sur la réforme des retraites, ils se sont trompés de 4 milliards d’euros en comptant deux fois la même ligne dans un tableau Excel ! Merci qui ? Merci Bruno (Le Maire) !

Désintox 1 - Bloquer les prix des biens de première nécessité dans l’alimentation, l’énergie et les carburants par décret : c’est au pire impossible, au mieux la pénurie garantie ? 

Non. Nous activerons l’article L410-2 du code du commerce, conçu pour affronter des hausses excessives de prix, c’est-à-dire précisément la situation de notre pays depuis plus de deux ans. Le dernier à avoir mis en place un blocage des prix, c’est Macron, avec l’encadrement des prix des masques et du gel hydroalcoolique en 2020 ! C’est la preuve que c’est possible : il suffit d’un décret qui sera efficace immédiatement. Aujourd’hui la spéculation des profiteurs de crise s’est portée sur l’énergie et l’alimentation, il est temps d’y mettre un terme. Les produits resteront sur les étals, bloquer les prix contraindra simplement les entreprises à faire des marges plus raisonnables.

 

Désintox 2 - Bloquer les prix empêchera les agriculteurs et les intermédiaires de gagner leur vie ? 

Non. Bloquer les prix empêchera les profits excessifs de quelques industriels. Entre début 2021 et fin 2023, les prix de l’agroalimentaire ont augmenté de 28,2%, les prix de l’énergie, de l’eau et des déchets de 94%. Cette inflation galopante a fait exploser les profits des multinationales : au second semestre 2022, plus de la moitié (51%) de la hausse des prix de l’agroalimentaire s’explique par les profits des industriels agroalimentaire, tandis que les agriculteurs ont vu leurs revenus baisser. Prenons Lactalis, qui a baissé de 10% le prix d’achat auprès des paysans et augmenté de 10% le prix de vente auprès des consommateurs. Bilan : la fortune des 3 propriétaires atteint 43 milliards de dollars (2,5 millions d’années de revenus pour un éleveur bovin !), tandis que beaucoup d’éleveurs sont en grande difficulté : Lactalis offre 420€ la tonne de lait alors que le coût de production dépasse 440€.

Il est temps que cela cesse ! Il n’a jamais été question d’empêcher les entreprises de fonctionner, mais de mettre un terme aux marges excessives. Entre le dernier trimestre 2021 et le premier trimestre 2023, le taux de marge des industries agroalimentaires est passé de 28 % à 48 % ! Les marges des énergéticiens explosent également, passant de 60% en 2021 à 78,2% en 2024. Les profits de Total, par exemple, n’ont jamais été aussi hauts, grâce à la montée du prix de l’essence.

A cause de la hausse des prix, un quart des Français ont souffert du froid l’hiver dernier. Près de la moitié des Français (43%) déclarent avoir dû renoncer à des achats alimentaires faute d’argent ou à cause des prix trop chers. Les macronistes ont refusé de taxer les superprofits. Le RN propose de baisser les taxes sur l’énergie (c’est-à-dire de prendre dans la caisse commune et d’amputer les revenus de l’Etat) plutôt que de mettre à contribution ceux qui se gavent. Nous proposons de prendre à ceux qui se sont déjà trop enrichis pour résoudre la précarité alimentaire et énergétique.

Désintox 1 : la retraite à 60 ans, un gouffre financier ?

Menacée dans ses intérêts et donc prise de panique, la bourgeoisie ne sait plus quoi inventer pour décrédibiliser les réformes sociales. Pour l’ancien ministre Dussopt, la retraite à 60 ans coûterait 53 Md€ par an, Les Echos se sont même pris à inventer le chiffre fantasque de 100Md€. Ces conjectures ne valent rien. L’Institut Montaigne, pourtant loin d’être un soutien du Nouveau Front Populaire, chiffre ce passage à 60 ans à 31,8Md€. Loin des 100 milliards donc. De plus, de ce “coût” brut ne sont pas décomptés les effets indirects et néanmoins très positifs, y compris pour les finances publiques : baisse du chômage des jeunes, baisse des accidents au travail, baisse des pathologies longue durée, et donc baisse des dépenses de l’assurance maladie pour traiter ces maladies, rajeunissement de la population active et donc gains de productivité. En tout état de cause, un avancement de l’âge de départ à la retraite se traduirait par des économies sur les allocations chômage et les prestations sociales, à hauteur de 3,6 milliards d’euros.

 

Désintox 2 : La retraite à 60 ans, infinançable ?

Non. Cette réforme est parfaitement finançable par de meilleurs salaires, pleinement cotisés. Augmenter le SMIC à 1600€ net, indexer les salaires sur l’inflation et payer les femmes autant que les hommes sont autant de mesures qui, en augmentant les salaires, augmenteront les cotisations sociales permettant à leur tour de financer la solidarité intergénérationnelle. En abrogeant le CICE, aujourd’hui pérennisé en exonérations de cotisations, ce sont aussi 20 Mds € par an qui seront immédiatement disponibles. Au-delà de son coût budgétaire, la retraite à 60 ans est fondamentale pour une meilleure vie. Elle pose la question de la société que nous voulons : face à la société du chacun pour soi d’Emmanuel Macron, nous défendons une société de l’entraide, qui respecte le droit au repos après une vie de labeur.

Désintox 1 - Augmenter le SMIC va détruire des emplois ?

Non. Pour justifier leur refus d’augmenter les salaires, les macronistes annoncent le pire cataclysme : 500 000 destruction d’emplois ou encore des délocalisations massives pour des raisons de « manque de compétitivité ». Cela ne se base sur aucune étude fondée. D’abord, aucune étude n’établit de lien entre augmentation du SMIC et destruction d’emplois. Ensuite, les emplois au SMIC sont essentiellement concentrés dans des secteurs qui ne sont pas exposés à la compétition économique internationale : le BTP, les soins, la restauration, etc. Pensent-ils délocaliser les aides à domicile, les serveurs et les caristes à l’autre bout du monde ? Pour ce qui est de l’augmentation des coûts de production : elle pourrait être de l’ordre de 0,3 % à 0,6 % pour les secteurs les plus exposés. Une hausse qui sera largement compensée par la hausse du pouvoir d’achat. 

 

Désintox 2 - Augmenter les salaires, un cercle destructeur pour l’économie ?

L’augmentation des salaires sera tout d’abord l’occasion d’une relance de la demande populaire : les salariés gagnent mieux leurs vies, ils achètent plus et les carnets de commande des entreprises se remplissent. C’est le cas plus particulièrement pour les ménages les plus modestes n’ont pas les moyens d’épargner et ont plutôt tendance à consommer sur place. C’est-à-dire faire vivre les commerces là où ils habitent, pour satisfaire des besoins fondamentaux. Augmenter leur ressources conduira donc à une hausse de la consommation auprès des entreprises locales, ce qui permettra à ces dernières d’investir et d’embaucher dans les secteurs réellement utiles et donc de réduire le chômage, augmentant ainsi le niveau de vie des anciens chômeurs, et ainsi de suite. Un constat appuyé par les économistes : 51,23 % de l’activité du pays dépend en effet de la consommation populaire. En bref, augmenter les salaires, c’est relancer la demande populaire, et ainsi augmenter l’emploi.

 

Désintox 3 - Le projet du Nouveau Front Populaire, c’est la société du chômage de masse ?

Non. C’est le projet des macronistes et du Rassemblement National ! En effet, la politique économique des macronistes est inefficace et développe les emplois précaires. Ils se vantent d’avoir créé 2 millions d’emplois depuis 2017. En réalité, ils n’ont créé que de la précarité : sur ces 2 millions, 700 000 sont des auto-entrepreneurs qui peinent à vivre de leur activité. Il y a aujourd’hui 1 emploi disponible pour 15 personnes privées d’emploi. Mais ils persistent à combattre les chômeurs plutôt que le chômage ! Leurs réformes de l’assurance-chômage vont générer des milliers de précaires de plus, contraints et forcés d’accepter des emplois mal rémunérés et non durables. Au total, un million de personnes voient et verront leurs indemnités réduites. Le Rassemblement National ne propose pas mieux que les macronistes pour lutter contre le chômage. Leur programme : des cadeaux aux grands patrons en supprimant les cotisations (ce qui aura pour seul effet d’amoindrir les recettes ce qui détruira le système d’assurance-chômage), aucune mesure pour les salariés.

Désintox 1 - Un programme « totalement immigrationniste » d’après Macron ? 

Nous aspirons à la fois à traiter les causes de l’exil forcé et à déployer les conditions d’un accueil digne. Cela suppose, tel que proposé dans le programme du Nouveau Front Populaire, d’une part de promouvoir une diplomatie au service de la paix et de défense des biens communs planétaires. Et d’autre part de « créer des voies légales et sécurisées d’immigration », en commençant par réviser le pacte asile immigration européen, mettre en place une agence de sauvetage en mer et sur terre dans l’attente de sa création au niveau européen, et abroger les lois asile et immigration de Macron. 

 

Désintox 2 - L’immigration, un problème pour les finances publiques ? 

Non. L’immigration ne pèse pas négativement sur les finances publiques, bien au contraire. La contribution nette des immigré·es aux finances publiques sur trente ans a été en moyenne près de quatre fois meilleure que celle des ménages non-immigrés. Une étude de l’OCDE de 2021 sur les années 2006 - 2018 montre que l’immigration a permis à la France de gagner au moins 10 milliards d’euros chaque année en moyenne. Cela s’explique notamment par une population davantage en âge d’être active que la moyenne qui contribue donc plus aux caisses de la protection sociale ou encore à notre système de retraites par répartition, tout en bénéficiant en réalité moins des allocations que les autres ménages. Plus la durée de séjour est longue, plus les bienfaits de l’immigration sur l’économie française sont élevés en raison du taux d’emploi plus important. Réduire le temps de séjour par diverses mesures, comme la création de titres de séjour d’un an, aurait donc pour conséquence de réduire ces bénéfices. Nous défendons la carte de séjour de 10 ans comme titre de référence.

La répression de l’immigration est en revanche coûteuse (enfermement, éloignement, expulsions). Un rapport parlementaire de 2018 avait chiffré à un demi-milliard d’euros par an d’argent public leur coût total. Ce coût est en forte augmentation depuis 30 ans : le budget 2024 pour la lutte contre l’immigration irrégulière est en augmentation de +54% ! 

La politique en matière d’immigration ne doit pas être guidée par la seule vision de l’utilité économique. La contribution des personnes immigrées à l’économie française est un réel atout pour notre développement. Les bénéfices ne se comptent pas qu’en retombées économiques directes, mais aussi pour le rayonnement de la France dans le monde sur le plan culturel, économique, diplomatique. Les fantasmes du RN sur le coût de l’immigration sont infondés.

 

Désintox 3 - L’accès aux soins des immigrés, un “cadeau” à supprimer ? 

Non. Loin d’être abusive, l’amélioration de l’accès aux soins des immigré·es est dans l’intérêt sanitaire du pays tout entier. L’Aide médicale d’Etat (AME) permet aux étranger·es en situation irrégulière de bénéficier d’un accès aux soins. Or, le taux de non-recours à l’AME est de 49%. Selon un rapport commandé par Elisabeth Borne, alors Première ministre, la fin de l’AME aurait pour triple impact une dégradation de la santé des personnes concernées, des conséquences possibles sur la santé publique et une pression accentuée sur les établissements de santé. 

 

Désintox 4 - Le statut de “déplacé climatique” va entraîner une vague migratoire ?

Non. C’est à la fois nécessaire et faisable. Loin d’être un problème récent (« les facteurs environnementaux ont une incidence sur les dynamiques migratoires depuis l’origine de l’humanité » rappelle Alice Baillat de l’Observatoire des situations de déplacement interne), il devient urgent puisqu’au cours des années 2010 les événements climatiques ont provoqué 2 fois plus de déplacements forcés que les conflits. Il y aura jusqu’à 1 milliard de migrant·es climatiques dans les 30 ans selon l’Organisation internationale pour les migrations. Cette avancée s’impose déjà comme une solution dans certaines régions du monde. Ainsi, en Australie, les habitant·es de Tuvalu, pays voisin de 26 km² menacé par la montée des eaux, peuvent obtenir l’asile climatique grâce à un traité dévoilé en novembre 2023. Mais nul besoin d’aller si loin. Les déplacé·es climatiques sont déjà une réalité en France : c’est le cas de toutes celles et ceux contraint·es d’abandonner leur maison dans le Pas-de-Calais suite à des inondations devenues chroniques.

Désintox 1 - Le Nouveau Front Populaire, partisan de l’écologie punitive ? 

Non. L’écologie punitive est le résultat de l’inaction des macronistes. Cela serait encore pire avec le climato-scepticisme de l’extrême droite. Les politiques actuelles nous mènent tout droit à la catastrophe climatique : le Haut Conseil pour le Climat prévoit un réchauffement moyen de l’ordre de + 4°C. Les conséquences sont déjà concrètes et affectent les plus précaires d’entre nous : pénurie d’eau dans les outre-mers, logements passoires thermiques absolument pas adaptés aux vagues de chaleur ou de froid, quartiers entiers ravagés par les inondations et la montée des eaux. Le bilan écologique de la politique macroniste est un zéro pointé : il encourage les énergies fossiles et peine à déployer les renouvelables, supprime les petites lignes de train, favorise les accords de libre-échange responsables de la moitié de nos émissions de gaz à effet de serre. Nos émissions de gaz à effet de serre doivent diminuer deux fois plus vite qu’actuellement pour atteindre la neutralité carbone en 2050 (HCC, 2023). Pour cela, il faut réencastrer l’activité humaine et donc l’économie dans les limites planétaires : c’est l’unique moyen de garantir des conditions de vie dignes à tous sur la seule planète habitable. C’est l’application de la règle verte : nous ne prélèverons pas plus de ressources sur la nature qu’elle ne peut en reconstituer, et nous ne produirons pas plus de pollutions et déchets qu’elle ne peut en supporter. A l’opposé de la politique actuelle, nous prendrons des décisions radicales au bénéfice du plus grand nombre : moratoire sur la construction de grands projets inutiles, tels les méga-bassines et les infrastructures autoroutières, protection de l’eau bien commun, soutien à une agriculture écologique et paysanne. 

 

Désintox 2 - L’agriculture écologique et paysanne, le début de la faim ? 

Non. C’est le modèle productiviste qui est en cause. Plus de 100 000 exploitations ont disparu entre 2010 et 2020. La population agricole peine à se renouveler et est vieillissante. 20% des agriculteurs vivent sous le seuil de pauvreté. Ils sont les premières victimes des pesticides qu’ils utilisent. Nous produisons des quantités considérables de denrées alimentaires envoyées à l’autre bout du monde tout en important 60% de nos fruits, 40% de nos légumes ou 60% des ovins. Dans le même temps, des quantités inouïes sont gaspillées à hauteur de 10 millions de tonnes par an tandis que les plus pauvres peinent à se nourrir et subissent les conséquences de la malbouffe (diabète, obésité, etc.). Une personne sur huit déclare ne pas manger à sa faim. Défendre une agriculture écologique et paysanne est dans l’intérêt des agriculteurs et des consommateurs. C’est une agriculture performante, qui crée plus de richesse, qui conserve de bons rendements avec beaucoup moins de produits chimiques, de machines coûteuses ou d’alimentation animale importée. En les protégeant de la concurrence déloyale induite par les accords de libre-échange, en soutenant la filière bio, en luttant contre l’accaparement des terres pour favoriser l’installation, en garantissant des prix planchers rémunérateurs, en sortant des pesticides, et en interdisant d’importer des produits ne respectant pas des normes environnementales et sociales équivalentes aux nôtres, nous permettrons aux paysans de vivre dignement de leur métier et aux Français de se nourrir, tous et bien.

Désintox 1 - Ce qu’il faut pour l’école, c’est l’uniforme 

Non. Ce qu’il faut pour l’école publique, ce sont des moyens. En 5 ans, on compte 1833 fermetures d’écoles publiques. Ce sont d’abord les écoles rurales qui sont touchées : les enfants ont vu leur trajet s’allonger chaque jour et les familles se coupent peu à peu de l’école. Les salles de classes qui prennent l’eau, les sanitaires en nombre insuffisants et dégradés, les salles de sport impraticables. Il est temps de rénover les bâtiments existants et de reconstruire, partout où cela est nécessaire, des établissements scolaires.

 

Désintox 2 - Il y aura un professeur devant chaque classe

Cette promesse du gouvernement de la rentrée 2023 a vité été trahie. Il a manqué en moyenne au moins un enseignant dans 48 % des collèges et lycées de l’hexagone une semaine après la rentrée selon une enquête du SNES-FSU. Chaque année, des milliers d’enseignants ne rejoignent pas les salles de classe à l’issue des concours de recrutement. 1600 postes de professeurs des écoles pourraient manquer à la rentrée 2024. À l’issue des concours : seulement 22% des postes ouverts sont pourvus en Guyane, 52% dans l’académie de Versailles et 61% à Créteil ! De même pour les concours de professeurs de mathématiques, lettres, physique-chimie et allemand. Il est urgent de revaloriser les rémunérations des enseignants pour recruter les personnels manquants et que chaque élève puisse bénéficier des heures de cours auxquelles il a le droit.

 

Désintox 3 - “L’école est gratuite”

La France compte près de 3 millions d’enfants pauvres selon l’INSEE, soit environ un enfant sur cinq. Dans certaines régions, les manuels servant de support à l’enseignement sont à la charge des familles. Impossible donc d’éviter cette dépense au lycée. Dans la majorité des communes, la cantine est payante et ce coût n’est pas toujours proportionnel aux revenus des familles. Impossible pour les parents qui travaillent d’assurer eux-mêmes l’organisation des repas de leurs enfants scolarisés. 

À la rentrée 2023, la Confédération syndicale des familles a estimé que le coût moyen d’une liste complète de fournitures pour un élève en école primaire s’élève à 233 euros. En moyenne, les parents dépensent entre 900 € et 1700 € par enfant scolarisé. Les parents se retrouvent à envisager un prêt à la consommation (13 % d’entre eux, selon une étude CSA fin août 2023) ou à réduire les dépenses liées à la cantine de leur enfant. Pourtant, selon la Défenseure des droits, c’est parfois le seul repas complet équilibré que fera un enfant dans la journée. Enfin, 4 familles sur 10 songeaient à réduire leurs activités extra-scolaires. Nous proposons de faire les premier pas pour la gratuité intégrale à l’école : cantine scolaire, fournitures, transports, activités périscolaires.

Non. Les députés insoumis sont, et de loin, le premier groupe d’opposants et de proposants : 

  • Des députés “un pied dedans un pied dehors” dont les combats et propositions ont été travaillés avec les associations et syndicats. À leur actif, de belles victoires visant à répondre aux besoins réels de la population : la proposition de loi constitutionnelle visant à protéger et garantir le droit fondamental à l’IVG portée par Mathilde Panot, la proposition de loi tendant à la réouverture des accueils physiques dans les services publics défendue par Danièle Obono, la proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la gestion par l’Etat des risques naturels majeurs dans les territoires transocéaniques de France, dits d’Outre-mer, par Jean‑Philippe Nilor.

 

  • Les députés insoumis sont des députés de combat, particulièrement actifs à l’Assemblée nationale : avec une moyenne de 16 862 amendements proposés ou signés par député, le groupe parlementaire de la France insoumise est le premier groupe à faire des propositions à l’Assemblée nationale. Le RN en a déposé moitié moins (8617) et Renaissance 10 fois moins (1266). De même, nos députés ont en moyenne signé 143 propositions de loi ou résolution pendant cette mandature. C’est bien plus que les autres groupes parlementaires : les députés RN en ont signé en moyenne 116 et ceux de Renaissance 44.

 

  • Les députés insoumis ont combattu pied à pied les projets mortifères du gouvernement : ils se sont opposés à 96% des projets de loi. A l’inverse, les députés RN ont soutenu le gouvernement macroniste sur près de la moitié des textes de loi examinés. (source : https://datan.fr/groupes/legislature-16/lfi-nupes)

 

  • Le groupe insoumis est celui qui a fait élire la première aide-soignante, la première femme de ménage, la première ouvrière agricole jamais élues de toute l’histoire de l’Assemblée nationale, et comptait avec fierté dans ses rangs des Français et Françaises de tous horizons sociaux et professionnels. 

 

Faisons-en élire un plus grand nombre encore les 30 juin et 7 juillet prochains !

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