Ferran Torres a saisi sa chance samedi à La Cartuja. Titularisé à la place de Robert Lewandowski, l’Espagnol a inscrit un triplé en première période pour offrir la victoire à Barcelone face au Betis (3-5). Les Catalans ont encore dû remonter après avoir encaissé l’ouverture du score d’Antony dès la cinquième minute. Pour la neuvième fois de la saison, le Barça a commencé en étant mené, et pour la sixième fois, il est parvenu à renverser la situation. Torres a égalisé puis donné l’avantage en l’espace de deux minutes, profitant de passes de Koundé et du jeune Roony Bardghji. Le Suédois, aligné sur le côté droit avec Lamine Yamal repositionné dans l’axe, a marqué son premier but barcelonais d’une frappe puissante. Torres complétait son triplé juste avant la pause d’un tir dévié par Bartra.
Lamine Yamal change de poste
La grande surprise tactique de Hansi Flick concernait Lamine Yamal. Le prodige catalan évoluait pour la première fois comme meneur de jeu derrière l’attaquant, laissant le côté droit à Bardghji. Une association qui a parfaitement fonctionné. Yamal scellait le score en transformant un penalty très contesté par les Andalous après consultation de la VAR, le ballon ayant touché le bras de Bartra sur une frappe de Rashford. Le jeune international espagnol confirmait ainsi sa capacité d’adaptation à tous les postes offensifs.
Menés 1-5 à vingt minutes du terme, les Sévillans n’ont jamais abdiqué. Diego Llorente réduisait d’abord l’écart en reprenant victorieusement un corner. Puis Cucho Hernández transformait un penalty obtenu après une faute de Koundé sur Pablo García. De 1-5 à 3-5 en quelques minutes, le Betis rêvait soudainement d’une remontada historique face à un Barcelone relâché. Flick avait déjà fait tourner son effectif avec les entrées de Frenkie de Jong et Marc Bernal, en prévision du match de Ligue des champions contre Francfort mercredi.
Le Barça maintient le cap malgré les frayeurs
Cette victoire permet au leader barcelonais de conforter sa première place malgré une fin de match inquiétante. La capacité des Catalans à renverser les situations défavorables reste impressionnante, mais le relâchement des vingt dernières minutes interroge. Pour une équipe qui vise tous les titres, ce type d’autocomplacence pourrait coûter cher. Seule ombre au tableau : la sortie en boitant d’Eric García, surchargé de temps de jeu.


