Si vous multipliez les posts sur les réseaux sociaux à la salle de sport, vous trahissez sans le savoir 10 traits de personnalité
<p>Dans beaucoup de feeds Instagram et TikTok, les mêmes scènes reviennent : selfie à la salle à l'aube, capture d'écran Strava de la veille, vidéo du dernier circuit abdos. Quand ces images s'enchaînent jour après jour, une question finit par s'imposer.</p> <p>Qu'est-ce que le fait de <strong>publier ses séances de sport</strong> sur les <strong>réseaux sociaux</strong> dit vraiment de celles et ceux qui le font presque systématiquement ? Derrière le cliché du sportif narcissique, des études sur l'entraînement et des travaux en psychologie dessinent en réalité une palette plus large, faite de motivations parfois très nobles, parfois plus ambivalentes.</p> <h2>Publier ses séances : motivation, discipline et besoin de regard</h2> <p>Premier constat : beaucoup de sportifs transforment Instagram, Facebook ou Strava en système de responsabilité externe. Au lieu de se fier uniquement à leur volonté, ils s'engagent publiquement, ce qui rend l'abandon plus difficile. Pour ces profils très consciencieux, qui aiment objectifs clairs et statistiques visibles, le fil d'actualité devient un carnet d'entraînement à ciel ouvert.</p> <p>Les recherches en psychologie de la personnalité et les observations de terrain dressent généralement le même portrait : un besoin de responsabilité externe, une motivation souvent liée aux réactions en ligne, des tendances perfectionnistes, une forte extraversion ou au contraire l'usage des réseaux comme espace de sociabilité, la conviction d'inspirer les autres, la construction d'une marque personnelle autour du sport, une relation parfois fragile à l'image du corps, un goût pour les objectifs chiffrés, des réussites qui semblent plus réelles quand elles sont vues, et la recherche d'une communauté qui comprend l'effort du quotidien.</p> <h2>Perfectionnisme, image du corps et effets cachés des réseaux sociaux</h2> <p>Ce filtrage permanent nourrit aussi des tendances perfectionnistes. On poste son record personnel, son nouveau tour de taille ou son assiette parfaitement calibrée, beaucoup plus rarement la séance écourtée faute d'énergie. Une étude publiée dans la revue BMC Psychology signale d'ailleurs que les personnes qui publient fréquemment du contenu sportif ont souvent une image corporelle plus fragile et recherchent davantage de validation, ce qui peut rendre la <strong>motivation</strong> très dépendante du regard des autres.</p> <p>La motivation qui repose surtout sur le regard d'autrui pousse aussi à rester connecté en permanence. Une étude publiée dans l’European Journal of Sport Science par Carlos Freitas-Junior et son équipe de l’Université fédérale de Paraíba a montré que faire défiler son fil avant l’entraînement perturbait non seulement la séance, mais aussi la progression à long terme. Des travaux menés en 2019 auprès de joueurs de NBA ont observé que ceux qui postaient sur Twitter après 23 heures marquaient ensuite moins de points, prenaient moins de rebonds et affichaient un pourcentage de réussite au tir plus faible le lendemain.</p> <p>Chez beaucoup de sportifs amateurs, publier ses entraînements, c'est aussi se fabriquer une histoire cohérente : le feed aligne les photos de salle, les repas healthy, les captures d'écran Strava et renvoie l'image d'une personne qui prend soin de sa santé. Autour de ces contenus, une petite communauté se forme, qui encourage, conseille, partage ses propres réussites et ses difficultés, au point que certains ne se sentent vraiment compris que par ces abonnés qui vivent la même chose.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/equilibre-2/si-vous-multipliez-ces-posts-sportifs-sur-les-reseaux-sociaux-ils-trahissent-sans-le-savoir-10-traits-1225367.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/equilibre-2/si-vous-multipliez-ces-posts-sportifs-sur-les-reseaux-sociaux-ils-trahissent-sans-le-savoir-10-traits-1225367.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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