« C’est foutu », la carrière de Loïs Boisson en danger après une grave blessure

Loïs Boisson a fait une entrée fracassante dans le grand monde. Cantonnée aux circuits satellites jusqu’à ce printemps, la native de Dijon a en effet été la sensation du dernier Roland-Garros. Alors qu’elle ne comptait jusqu’alors qu’un maigre succès sur le circuit principal, elle enchaîne les victoires, poussant jusque dans le dernier carré après notamment des victoires sur Jessica Pegula, troisième joueuse mondiale, et Mirra Andreeva, sixième au classement WTA.

Un an plus tôt, après avoir enchaîné trois sacres sur le circuit ITF puis gagné le tournoi de Saint-Malo avec notamment des victoires sur Varvara Gracheva ou Alizé Cornet, elle avait connu un terrible coup d’arrêt en se blessant au genou gauche au premier tour du tournoi 125 de Paris Racing. Une blessure forcément mal vécue par l’Annecienne. A tel point qu’elle a craint pour la suite de sa carrière.

« Est-ce que j’ai cru que c’était fini ? C’est exactement ce que je me suis dit, a-t-elle ainsi confié face à Mouloud Achour sur le plateau de Clique.tv. Quand je me suis fait les croisés, il y a déjà eu le choix du chirurgien. C’est un premier choix. On se dit ‘imagine, il se trompe’, C’est foutu, je ne peux plus jouer. C’était super dur. »

« Tout peut s’arrêter »

« C’était la première fois que la suite de ma carrière dépendait de ce choix. Je n’ai pas beaucoup dormi à ce moment-là », a-t-elle poursuivi, ajoutant: « Tout peut s’arrêter. C’est ce que j’ai pu ressentir l’année dernière. Notre corps, c’est notre outil de travail. Le jour où il ne veut plus, on ne peut plus. C’est pour ça qu’il faut essayer de rester en bonne santé, pour rester performant. »

Blessée en mai 2025, Loïs Boisson allait finalement faire son retour sur les courts neuf mois plus tard à l’occasion du Tournoi ITF de Manchester, avant d’enchaîner à Terrassa puis à Bellinzone, y  retrouvant la confiance avec une finale puis une demi-finale.

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