
Retiré des terrains depuis plus de treize ans, Arnaud Clément n’a pour autant jamais coupé avec le tennis. Nommé capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis quelques jours seulement après son dernier match en carrière, l’ancien finaliste de l’Open d’Australie officie également régulièrement en tant que consultant et dirige par ailleurs le challenger d’Aix-en-Provence ainsi que celui de Brest.
Surtout, s’il joue encore régulièrement au tennis, Arnaud Clément s’est lancé dans le padel, disputant récemment les championnats d’Europe par équipes avec à la clé une place de finaliste. Mais l’Aixois se consacre aussi à d’autres sports au premier rang desquels le triathlon et la course à pied. En 2016, il avait ainsi participé à l’Ironman de Nice dans son format XXL, terminant en 11h10, et l’été dernier il avait entre autre couru le marathon pour tous lors des Jeux Olympiques, terminant les 42,195 km en 3h19.
« Je fais ça vraiment dans l’optique plaisir et non performance. Ma préparation n’a jamais été très carrée. En fonction de ce que j’ai envie de faire, je vais faire du vélo, nager, courir… Ou jouer au tennis d’ailleurs. Ce n’est pas du tout quelque chose de très programmé », expliquait-il il y a quelques années. La donne a changé cet automne puisqu’il a accepté le challenge du podcast RMC Running en prenant part au marathon de Valence aux côtés d’autres anciens sportifs, Anthony Mounier et Nacer Bouhanni.
Arnaud Clément est bigorexique
Cette fois, la préparation a été carrée. De quoi lui permettre de viser sous les 3 heures. Et à l’approche du jour J, il est temps pour les participants de faire du frais, ce qui n’est pas sans dérangé l’ancien vainqueur de la Coupe Davis. « Mercredi, jeudi, vendredi, j’ai rien, a-t-il confié au sujet de son programme. J’ai regardé plusieurs fois, je me suis dit qu’Alex (son coach) avait oublié, mais non, j’ai rien jusqu’à samedi et un petit footing pour remettre en route. »
Et Arnaud Clément de devoir admettre: « Ça va être dur à gérer, trois jours sans sport. Je ferai un peu de gainage, ça j’ai le droit ? Abdos, gainage, j’ai le droit quand même ? » Des propos qui confirmes ceux de sa compagne, Nolwenn Leroiy, selon laquelle Monsieur est totalement accroc au sport.
« J’ai toujours aimé l’endurance. Je fais un peu de tennis. Mais forcément maintenant… je suis obligée. Je vis avec un bigorexique, c’est-à-dire la maladie du sport donc forcément ça me pousse un peu, ça me motive », a-t-elle ainsi confié l’an dernier dans l’émission Chemin de travers sur France 3. La bigorexie, parfois appelée anorexie athlétique, est une dépendance au sport, à la pratique sportive ou à l’effort et toucherait pas moins de 15% des sportifs.








