
Manon Apithy-Brunet, comment allez-vous cinq mois après la naissance de votre fils ?
J’ai repris la compétition il y a un mois à Alger. Je suis en pleine préparation pour Orléans et je suis fatiguée parce qu’on est sur deux semaines où j’envoie beaucoup de physique. C’est ça qui me manquait beaucoup à Alger.
Quel sera votre objectif à Orléans ?
Je ne vais pas mentir, j’avais cette idée de performer à Orléans de base, mais je me rends compte que je ne suis pas encore prête. « Escrimement » parlant, je trouve des repères un peu plus chaque jour, même si ce n’est pas encore ça, mais c’est plus physiquement, je sens que je ne peux pas tenir une compétition entière. Donc je viens, j’essaye de faire le max et puis on verra ce qui se passe.
Comment avez-vous vécu l’après-JO ?
Les Jeux étaient franchement grandioses, au-delà du fait d’être championne olympique. C’était les plus beaux Jeux que je’avais jamais vus, que je n’avais jamais faits. Même les étrangers nous en ont parlé, c’était extraordinaire, donc forcément j’avais prévu que cet événement soit tellement gros et qu’on ait mis tellement de temps à le préparer qu’il me fallait une petite pause après. Ce qui fait qu’avec mon mari (Bolade Apithy, médaillé de bronze en sabre par équipes à Paris 2024, ndlr), on avait prévu de faire un enfant. Tout s’est bien passé, je suis très vite tombée enceinte. L’année après les Jeux, j’ai un peu profité de la médaille avec beaucoup de sollicitations et j’ai pris le temps de faire ma grossesse tranquillement. Enfin, je dis tranquillement mais je me suis entraînée jusqu’à la dernière semaine, c’était chouette, ça m’a fait beaucoup de bien mentalement et physiquement. Mon fils est né en fin juin et j’ai repris l’entraînement début août, et puis progressivement j’ai repris l’escrime, je suis retournée à la compétition.
Ressentez-vous un petit peu de pression pour ce retour à la compétition en France ?
J’ai quand même un peu de pression parce que je ne m’entraîne pas pour perdre, j’aime gagner, être challengée, que les autres attendent de moi des résultats. J’apprends à me dire que je m’en fiche. Je fais les choses pour moi et je verrai bien ce qu’il se passe mais j’ai soif de médailles. Je suis bien motivée.








