
Simon Yates est un excellent coureur, vainqueur d’une Vuelta et d’un Giro et de onze étapes de Grands Tours. Mais au sein de l’équipe Visma – Lease a Bike, qu’il a rejointe en 2025, l’Australien de 33 ans reste derrière Jonas Vingegaard dans la hiérarchie. Si bien qu’au moment de faire son programme pour 2026, il devra s’adapter aux choix de son leader danois. Vainqueur du Giro en mai dernier, Simon Yates n’a pas caché, ce lundi en marge de la présentation du parcours de l’édition 2026, qu’il aimerait défendre son titre. Mais dans le même temps, Jonas Vingegaard pourrait également décider de s’aligner sur le Tour d’Italie pour tenter de devenir le huitième coureur à avoir remporté les trois Grands Tours.
Simon Yates est donc dans l’attente, comme il l’a confié à Cyclingnews. « Il serait difficile de dissuader qui que ce soit de viser la triple couronne des Grands Tours, nous verrons donc ce que Jonas et l’équipe décideront. J’adorerais revenir. Peu de coureurs ont la chance de disputer un Grand Tour avec un dossard numéro un. Au sein de l’équipe, les discussions vont bon train quant aux coureurs qui viseront les différentes courses. Nous le saurons bientôt. Nous étions à Amsterdam la semaine dernière et il y a eu beaucoup de réunions, ce qui était assez épuisant. C’est un casse-tête complexe qui inclut également mon rôle dans le Tour de France et celui des autres coureurs. » L’Australien pourrait d’ailleurs lui aussi viser la « triple couronne » en tentant de gagner le Tour de France, mais il n’a jamais fait mieux que 4e, en 2023, et la présence de l’ogre Pogacar semble le dissuader de croire à l’exploit.
Yates: « L’ascension du Blockhaus peut faire basculer une course »
En attendant, qu’il soit présent ou pas au départ en Bulgarie en mai prochain, Simon Yates a donné son avis sur le tracé de l’édition 2026 : « Le Giro de cette année était tellement difficile que nous avons dû le modifier ; le parcours de 2026 semble plus équilibré. Il y a l’arrivée en montagne (dès la 7e étape) sur le Blockhaus, puis le long contre-la-montre. Il pourrait y avoir des écarts importants après seulement deux semaines. Ensuite, il y a les étapes 19 et 20 en haute montagne, qui seront difficiles et donc décisives. Le contre-la-montre de 40 kilomètres ne me convient pas. Je suis capable de réaliser un bon contre-la-montre technique avec quelques ascensions, mais un contre-la-montre plat et rectiligne le long de la côte pourrait s’avérer difficile. J’ai également souffert sur le Blockhaus lors du Giro 2022 ; ma course s’est pratiquement terminée ce jour-là. C’est une ascension qui peut faire basculer une course. Après avoir vu la vidéo de la course lors de la présentation, et surtout en repensant à l’émotion que j’ai ressentie à Sestrières en portant le maillot rose, j’adorerais être de retour ici en 2026. » La balle est dans le camp de Jonas Vingegaard.








