L’interview de Chancel Mbemba diffusée dimanche sur Canal+ a relancé l’un des dossiers les plus opaques des dernières années à l’Olympique de Marseille. L’ancien défenseur, mis à l’écart durant toute la saison 2024-2025, a évoqué des mots « que je ne peux pas dire devant la caméra » prononcés par Pablo Longoria lorsqu’il avait demandé à rejoindre Lille. Aucune précision, aucun exemple… mais une formulation assez puissante pour laisser penser que les échanges ont dépassé le simple désaccord contractuel. De quoi alimenter un climat d’incompréhension, voire de malaise.
Une souffrance morale assumée, mais toujours entourée de zones d’ombre
Au-delà de cette phrase énigmatique, Mbemba a décrit une « année de torture morale » faite de critiques, de rumeurs et de mise à l’écart totale du groupe professionnel. Une charge lourde, qu’il ne détaille pas davantage, invoquant le rôle de son avocat. L’entretien ne dévoile pas les mots exacts de Longoria, mais confirme qu’ils sont au cœur d’un conflit qui a débouché sur une plainte pour harcèlement moral selon plusieurs médias. L’ancien Marseillais n’en dira pas plus, mais sa réticence nourrit l’idée que ces propos ont dépassé le cadre habituel d’un refus de transfert.
Si Mbemba se refuse à citer les termes prononcés, le contexte, lui, est documenté : une mise à l’écart dès l’été 2024, un refus catégorique de départ vers Lille, des tensions récurrentes avec la direction, et une altercation en août rapportée par La Provence avec un adjoint de Mehdi Benatia. Aucun élément ne permet cependant d’établir la nature des mots que Longoria lui aurait adressés. Mais le fait que Mbemba les qualifie d’“inavouables” devant les caméras renforce la part de gravité qu’il leur attribue.
Le silence de Mbemba alimente les spéculations
Cette absence de détails précis ouvre un espace que les supporters comblent chacun à leur manière. Les uns y voient des pressions pour accepter un transfert plus lucratif, d’autres évoquent des tensions personnelles. Rien n’a filtré dans la presse, aucune fuite crédible n’a émergé, et les autorités n’ont rien communiqué à ce sujet. Le mystère résiste, mais l’impact émotionnel exprimé par Mbemba laisse penser que l’échange a marqué durablement sa fin d’aventure à Marseille.
Aujourd’hui au LOSC, Mbemba ne cherche pas à raviver le conflit. Il remercie même l’OM pour ce qu’il y a vécu avant la rupture. Mais la mention de ces mots “que je ne peux pas répéter” donne à l’affaire une dimension nouvelle, presque dérangeante, et laisse anticiper que seule la voie judiciaire pourrait, un jour, éclaircir ce qu’il n’a pas voulu révéler publiquement. En attendant, l’ombre de cet échange plane encore sur la gouvernance marseillaise.


