Clap de fin pour Benchetrit

Clap de fin pour Elliot Benchetrit. Le Niçois a annoncé ce week-end la fin de sa carrière à seulement 27 ans. Plus apparu sur les courts depuis avril dernier et une gifle terrible (6-2, 6-1) en demi-finales du tournoi TIF de Luan, en Chine, contre le Biélorusse Ivan Ivashka, l’ancien joueur français naturalisé marocain en janvier 2021 a décidé d’en rester là. Contraint et forcé (« J’aurais aimé que cela arrive bien plus tard »).

Classé aujourd’hui au 1 202e rang mondial après avoir fait partie du Top 200 au meilleur de sa carrière avec comme classement le plus haut une 198e place en février 2020, l’ex-Tricolore qui était encore le mieux classé des représentants marocains avant de prendre sa retraite se dit lassé.

Benchetrit : « Je ne veux plus être matin, midi et soir avec l’ange du tennis au-dessus de ma tête »

Pour celui qui avait débuté sa carrière en 2016 et avait remporté ensuite six titres sur le circuit ITF en simple, un en double en Challenger et avait atteint le 2e tour de Roland-Garros en 2019 (son unique victoire dans un tournoi du Grand Chelem alors qu’il était issu des qualifications) après avoir balayé le Britannique Cameron Norrie, ex-membre du Top 10 (8e) aujourd’hui 27e, raccrocher, même aussi prématurément, constitue d’ailleurs une réelle délivrance, à l’entendre.

« Aujourd’hui, c’est l’un des posts les plus douloureux, mais aussi l’un des plus libérateurs (…) Depuis mes douze ans, je vis, pense et respire tennis, à ma manière. Je suis soulagé d’arrêter en tant que joueur et j’espère qu’un jour je pourrai transmettre tout ce que j’ai appris. Je ne veux plus être, matin, midi et soir, avec l’ange du tennis au-dessus de ma tête… », a posté l’intéressé sur les réseaux sociaux, sans cacher que les blessures, et une en particulier, avaient motivé en grande partie sa décision.

Benchetrit : « La fin de l’un des plus beaux chapitres de ma vie »

« Mon choix de m’arrêter aussi tôt est lié à un ensemble de problèmes physiques, notamment le dernier au poignet, qui a été fatal. J’ai aussi pensé aux sacrifices de ma famille : je ne pouvais plus continuer sans avoir des éléments dépendant uniquement de ma volonté pour revenir au plus haut niveau. L’évolution de notre sport, devenu un sport de surhommes à cause des conditions de jeu, est en partie responsable de mes blessures. »

Le tout jeune retraité assure qu’il retiendra néanmoins beaucoup de positif également. « C’est la fin de l’un des plus beaux chapitres de ma vie (…) Vivre ce sport, malgré des années folles comme 2020-2021, a été extraordinaire. Les émotions vécues grâce à mon travail, à mes coachs, à l’équipe médicale et à mes amis sont une chance inestimable. »

Place maintenant pour l’ancien protégé de Marc Gicquel à une nouvelle vie. Dans un tout autre domaine : « Une aventure professionnelle dans le monde du business de Dubaï à Rabat en passant par Monaco ». Bon vent à lui.

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