
Manchester United n’a pas eu trop à s’en plaindre, parce que les Red Devils ont réussi à l’emporter à Crystal Palace (1-2) dimanche après-midi, grâce à des buts de Joshua Zirkzee et Mason Mount. Mais il y avait des choses à souligner sur l’ouverture du score des Eagles, signée Jean-Philippe Mateta, en première période.
L’international français a trompé Senne Lammens sur penalty, mais l’arbitre a vu qu’il avait touché le ballon deux fois, en déviant sa frappe du droit avec son pied d’appui (le gauche, donc). Dans la foulée, Mateta a eu droit à une seconde chance, et il a marqué pour de bon, de façon licite.
L’histoire de la « double touche » sur un penalty rappelle forcément la séances de tirs au but entre le Real Madrid et l’Atlético, en mars dernier, en Ligue des champions. Au moment de sa tentative, Julian Alvarez a touché (très légèrement) le ballon une deuxième fois. Après une rapide intervention de la VAR, l’arbitre Szymon Marciniak avait annulé le but de l’Argentin.
Alvarez n’avait pas pu retirer, pourquoi ?
L’attaquant de l’Atlético, lui, n’avait pas eu droit à une deuxième chance. Et le Real Madrid avait fini par se qualifier (4-2 t.a.b.), au grand dam des Colchoneros. Comment expliquer cette différence de traitement entre les deux situations ? De façon très simple.
Entre temps, sans doute en raison de l’épisode Alvarez, l’IFAB (l’organisme qui régit les lois du football) a publié une circulaire pour « clarifier » les choses dans les cas de « double touche » sur penalty. Et la consigne est donc de donner une deuxième tentative au tireur si son erreur est jugée accidentelle.
Extrait du texte de l’IFAB, publié en juin 2025:
« Si le tireur frappe accidentellement le ballon avec les deux pieds simultanément ou si le ballon touche son pied ou sa jambe d’appui immédiatement après le tir:
-Si le penalty est réussi, il est à retirer
-Si le penalty est manqué, un coup franc indirect est accordé (sauf si l’arbitre décide de laisser l’avantage à l’équipe en défense) ou, en cas de tirs au but, le tir au but est comptabilisé comme manqué. »








