Hamilton et Alpine, la grande révélation

La saison 2025 de F1 approche de son épilogue. Et c’est sans doute un soulagement pour Lewis Hamilton. Arrivé cette année chez Ferrari avec l’ambition de renouer avec les sommets, le septuple champion du monde vit un exercice particulièrement éprouvant, marqué par les abandons, les contre-performances et une frustration grandissante. Pour la troisième fois consécutive, le Britannique a été éliminé dès la Q1 au Grand Prix du Qatar, après avoir déjà connu le même sort à Las Vegas puis lors des qualifications du sprint.

Quelques jours plus tôt, à l’issue du dernier GP américain, Hamilton n’avait d’ailleurs pas caché son immense amertume. « C’est un résultat terrible. Il n’y a rien de positif à tirer d’aujourd’hui. Rien de cette saison. J’ai hâte que tout cela se termine. Je n’attends pas la prochaine avec impatience », avait-il lâché. À un journaliste surpris, le pilote précisait même qu’il ne faisait pas référence au seul rendez-vous du Qatar, mais à l’ensemble de la saison et même à 2026.

À 40 ans, Hamilton traverse l’une des périodes les plus frustrantes de sa carrière. Sa SF-25 semble incapable de lui offrir les armes nécessaires pour jouer aux avant-postes. Là où son coéquipier Charles Leclerc parvient parfois à limiter les dégâts, voire à accrocher quelques podiums, l’ancien pilote Mercedes apparaît, lui, totalement démuni face à une monoplace capricieuse et souvent imprévisible.

Gasly confirme

Après sa qualification, conclue à une décevante 17e place, Hamilton a brièvement échangé avec Pierre Gasly. Le Français n’a pas caché sa surprise devant les difficultés de la Ferrari. Auteur d’un solide neuvième temps, il a glissé aux médias que la SF-25 paraissait « franchement mauvaise » en piste, évoquant une voiture « instable », « imprévisible » et « très difficile à maîtriser ».

Gasly a ensuite détaillé son point de vue : selon lui, Hamilton est en train de lutter avec des problèmes profondément enracinés dans la voiture, des soucis « différents et multiples » qui compromettent totalement son rythme. Il a ajouté que la monoplace « ne ressemblait vraiment pas à quelque chose d’agréable à piloter ». Des mots qui résonnent comme une confirmation brutale pour le pilote de la Scuderia.

Interrogé ensuite par DAZN, Hamilton a rapporté cet échange avec une pointe d’ironie mordante : « Pierre m’a dit : “Ta voiture a l’air moche.” Et je lui ai répondu : “Sans blague, Sherlock !” » Une réplique cinglante qui résume parfaitement son exaspération face à une Ferrari qu’il ne parvient plus à dompter.

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