Détenu évadé de la prison de Dijon : la famille du jeune homme visé par la tentative d’assassinat du fugitif craint qu’il vienne « finir le travail »

Depuis l’évasion de deux détenus à Dijon, une famille vit dans l’angoisse comme le relate Le Figaro. Jusqu’au 27 novembre, Yannick T., 19 ans, se trouvait en détention provisoire pour une tentative d’assassinat. Très tôt ce matin-là, lui et un autre prisonnier ont réussi à découper les barreaux de leur cellule grâce à des lames de scie. Ils ont ensuite franchi la première enceinte en couvrant les fils coupants avec des draps, avant de gagner la cour et de sortir par le porche ouvert aux agents à l’arrivée du personnel.

L’un des fugitifs a été retrouvé après une journée de cavale dans un bar-PMU, mais l’autre manque toujours à l’appel. Yannick T., jugé « potentiellement dangereux » et passé par la détention « de très nombreuses reprises alors qu’il était mineur », est recherché. Il est suspecté d’avoir pris part à « un règlement de comptes sur fond de narcotrafic » en octobre 2024, dans le cadre d’un « contrat criminel » visant Yanis L., auquel il s’était présenté armé avec deux complices. « Mon client s’est défendu… », rappelle son avocat, expliquant que cette réaction lui a valu d’être arrêté comme les autres protagonistes.

Un incendie sept mois plus tôt

La mère et les sœurs, toujours logées au même endroit, vivent encore dans la peur. Dans un message adressé à leur avocat, l’une d’elles écrit : « Nous prenons [son évasion] comme une menace très très très réelle de récidive pour “finir le travail” ». Elle y décrit son angoisse et transmet celle de la plus jeune : « J’ai peur de me faire tuer, tirer dessus par celui qui est venu avec une grosse arme devant la fenêtre de ma chambre ». La famille demande une protection policière, pour l’instant refusée.

Cette inquiétude s’ajoute à un incendie survenu il y a sept mois. Dans la nuit du 1er au 2 avril, les flammes ont touché leur porte d’entrée et les voitures garées devant, tandis qu’une épaisse fumée envahissait le logement. Me Harir estime que cet acte s’inscrit « dans un contexte de menaces dont les proportions ne cessent de s’accroître de façon exponentielle ». Pour autant, le parquet de Montbéliard précise à Franceinfo qu’« aucun élément » ne relie cet incendie au fugitif : « Il n’y a pas de menace identifiée contre la famille. Les éléments du dossier montrent que c’est le fils qui était visé ». Me Harir conteste cette analyse : « Depuis son évasion, on répète que ce jeune homme est dangereux donc on ne peut pas prendre le risque de jeter au loup cette famille ».

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