
Michelin utilise le championnat du monde d’endurance (WEC) pour développer ses prochains pneumatiques "hautes performances" pour voitures sportives de route.
Aujourd’hui sur circuit, demain sur la route. L’adage est vieux comme le sport automobile. S’il est un domaine où les ponts restent nombreux, c’est celui du pneumatique. En témoigne l’engagement de Michelin dans les grands championnats internationaux d’endurance.
Le manufacturier équipe les Hypercars du championnat du monde d’endurance (WEC) et la catégorie reine GTP dans la compétition nord-américaine IMSA. Ce n’est pas qu’une affaire de marketing. Il s’agit surtout de valider en compétition des éléments qui figureront bientôt dans la gamme sportive Michelin pour la route.
Matériaux innovants
Premier champ d’expérimentation : les matériaux. Aux 6 Heures de Barcelone, mi-octobre, Michelin a inauguré un nouveau pneumatique pour piste mouillée comportant 57 % de matériaux renouvelables ou recyclés.
Le petit inventaire des ingrédients peut amuser à première vue. Voici par exemple les limonènes, c’est-à-dire des extraits d’écorces de citrons ou d’oranges, utilisés pour fabriquer la gomme. Ailleurs, on utilise de la balle de riz pour les silices ou des aciers recyclés pour l’armature.
"Le challenge que je donne aux développeurs, c’est d’intégrer toujours plus de matériaux renouvelables, nous explique Pierre Alves, responsable des programmes endurance du manufacturier français. Mais le mot d’ordre est d’intégrer un maximum de ces nouveaux matériaux sans dégrader la performance".
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