
La mobilisation nationale du 17 octobre aura également son relais en Corse. Dans un communiqué commun, 17 organisations invitent à rejoindre la manifestation prévue samedi à 14 heures au départ de la gare d’Ajaccio et en direction de la préfecture. À l’origine de cette initiative, plusieurs militants ont souhaité que la Corse prenne part à une journée marquée par la mobilisation de la jeunesse et de différents secteurs professionnels. « Il était hors de question que la Corse soit la seule région qui n’organise rien », explique Thomas Santoni, président de Corsica Palestina et membre d’Inseme a Manca.
Pour les signataires, les motifs de contestation présents au niveau national trouvent également un écho sur l’île. « Quand on parle de manque d’enseignants, d’enseignants mal rémunérés, de lycéens qui n’ont pas forcément de perspectives d’avenir, de certains bâtiments qui sont vétustes, c’est aussi le cas en Corse », détaille Thomas Santoni. À cela s’ajoutent la vie chère et les difficultés économiques liées à l’insularité. « On est quand même la région la plus pauvre de France et ça a évidemment un impact. C’est quand même une mobilisation contre la vie chère, contre la précarité, et bien sûr qu’on est tout à fait concernés par ces problématiques-là. On est sur une île où la précarité est très forte, où les gens ont beaucoup de mal à finir les fins de mois, et l'insularité augmente ces difficultés. Et la dernière chose, c’est qu’on est historiquement une île de résistance, qui s’est battue contre le fascisme et l’extrême droite, et cette histoire, on la porte dans cette mobilisation. »
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