
La loi sur l’aide à mourir a été promulguée, mais les décrets d’application sont encore attendus. Sont-ils indispensables pour que le dispositif fonctionne concrètement ?
Absolument. Rien ne peut se passer tant que les textes d’application ne sont pas publiés. Ils doivent notamment préciser les modalités pratiques, par exemple les médicaments qui seront utilisés. Les délais sont déjà prévus par la loi. Le rôle des professionnels de santé est aussi défini, même si, en principe, la personne doit s’administrer elle-même la substance. Un médecin ou un infirmier peut intervenir si elle n’est physiquement pas en mesure de le faire. A priori, les décrets pourraient être publiés d’ici à la fin de l’année.
Dans l’attente, les personnes qui souhaitent connaître leurs droits doivent patienter. Est-ce difficile pour elles ?
Oui, cette attente n’est pas évidente. Cela dit, la loi est très restrictive et ne concernera pas énormément de personnes. Il y a un point que je voudrais souligner : elle n’est pas parfaite. Ce qui nous manque, ce sont les directives anticipées. Aujourd’hui, on peut exprimer à l’avance ses volontés pour certaines situations médicales, mais cela ne permet pas de demander l’aide à mourir. Si je suis dans le coma, par exemple, je ne pourrai pas en bénéficier : il faut être conscient et exprimer s...








