
À moins d’un an de l’échéance, l’organisation des Championnats du Monde de Cyclisme UCI 2027 passe à la vitesse supérieure sur son volet ressources humaines. Le Comité d’Organisation lance officiellement sa campagne de recrutement « Tous Vélontaires », avec un objectif affiché : rassembler 4 000 volontaires pour épauler le plus grand événement cycliste et para-cycliste jamais organisé.
Du 24 août au 5 septembre 2027, seize sites répartis entre la Haute-Savoie et le Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines accueilleront vingt championnats du monde UCI, soit 288 titres mis en jeu devant plus de 15 000 athlètes issus de 206 fédérations nationales. Un événement de cette ampleur ne se pilote pas uniquement depuis les organigrammes : sur le terrain, ce sont ces « vélontaires » — contraction assumée de vélo et volontaire — qui guideront les spectateurs, accompagneront les athlètes et épauleront les journalistes accrédités pendant treize jours de compétition.
La démarche n’a rien d’improvisé. Une phase de préinscription lancée en avril a déjà rassemblé plus de 6 000 candidatures, portée par une mobilisation locale associant le département de la Haute-Savoie, les collectivités hôtes et la Fédération Française de Cyclisme. Les critères d’entrée restent volontairement larges : 17 ans minimum au 1er janvier 2027, trois jours de disponibilité, une pratique du français ou de l’anglais. L’organisation revendique une ouverture aux personnes en situation de handicap et à celles éloignées de l’emploi, dans une logique d’inclusion plus que de recrutement de compétences pointues.
« Nous ne cherchons pas forcément des compétences précises mais des personnes motivées », résume Michel Callot, président du Comité d’Organisation et de la Fédération Française de Cyclisme, qui évoque des bénévoles appelés à devenir « ambassadeurs au quotidien » de l’événement.
Concrètement, les candidatures seront étudiées à partir de janvier. Les volontaires retenus recevront ensuite une proposition de mission, avant un premier rassemblement en mai puis des formations en juin, site par site. Le déploiement sur le terrain suivra, réparti sur les seize lieux de compétition.
Outre la dotation vestimentaire, l’organisation promet à chacun un diplôme de fin de mission ou un badge numérique, pensés comme un vrai plus sur un CV. Et elle affiche une ambition plus large : que cette communauté de bénévoles continue à exister après les Mondiaux, au profit des territoires qui les auront accueillis.
AJ







