Lors de sa déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale le 14 janvier 2025, le Premier ministre annonçait vouloir "remettre [le sujet des retraites] en chantier avec les partenaires sociaux".Il confiait alors à la Cour des comptes une "mission flash" portant sur "l'état actuel et précis du financement du système de retraite", ayant vocation à servir de base aux discussions et négociations de la délégation permanente créée pour l'occasion :8,5 milliards d'euros : c'est le montant de l'excédent du système de retraites en 2023, pouvant s'expliquer notamment par les nombreuses réformes intervenues depuis 2003, qui ont permis, entre 2010 et 2023, un recul de 2 ans et 2 mois de l'âge réel auquel les actifs partent en retraite ;30 milliards d'euros : c'est le montant du déficit dudit système, projeté à l'horizon 2045.Dans son rapport, la Cour des comptes a identifié six groupes de régimes de retraites, avec des situations financières différentes :le régime général et celui des salariés agricoles sont dans une situation financière précaire – ils constituent l'enjeu principal de l'équilibre financier du système – et leur déficit devrait s'accroître dès 2024 ;la caisse de retraite des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers est déjà dans une situation critique, avec un déficit de 2,5 milliards d'euros en 2023 ;le régime des professions libérales et des avocats ou les régimes complémentaires obligatoires bénéficient d'une situation plus favorable, avec un excédent de 9,9 milliards d'euros en 2023.La Cour présente les principaux leviers à la disposition des pouvoirs publics et analyse leurs effets sur l'équilibre financier du système de retraites, en examinant plus particulièrement quatre leviers dont l'impact budgétaire sur le système est direct :âge d'ouverture des droits ;durée d'assurance requise ;taux de cotisation ;indexation des pensions.Voir la source
Espace publicitaire · 300×250




