Isostar fait de la nutrition la « quatrième discipline » du triathlon

Isostar troque son maillot d’habituée des courses sur route pour celui, plus exigeant, du triathlon. La marque du groupe Nutrition & Santé, pionnière de la nutrition sportive en France depuis cinquante ans, a lancé un dispositif au long cours : six mois pour accompagner deux novices, Maxine Eouzan et Thomas Glavieux-Moreau, jusqu’à leur premier triathlon. Autour d’eux, deux espoirs du circuit élite junior, Ambre Grasset et Tristan Douché, un coach, Guillaume Lepors, et une structure de référence, l’Académie de triathlon d’Apt. Le calendrier a été balisé par deux rendez-vous jalons, le Beathman Revel des 20 et 21 juin puis le Triathlon Evian les 12 et 13 septembre, et prolongé par une communauté animée sur Strava. Eclairage.

Le choix de la discipline est malin. Le triathlon compte aujourd’hui 250 000 licenciés en compétition en France, quand 70 % des Français déclarent pratiquer un sport d’endurance. Isostar y voit un territoire à conquérir, avec l’ambition assumée de devenir la référence nutritionnelle de la communauté triathlète. L’opération accompagne le lancement de Long Energy, une nouvelle gamme pensée pour les efforts d’endurance de plus de trois heures, et s’appuie sur des repères précis martelés tout au long du dispositif : 60 grammes de glucides recommandés par heure pour un effort de deux à trois heures, 500 millilitres de boisson par heure.

Pour comprendre la logique de ce pari, Sport Stratégies a interrogé Sonia Mesmes, directrice marketing Healthy and Active Nutrition chez Nutrition & Santé. Interview.

En quoi la nutrition constitue-t-elle un facteur clé de réussite pour des débutants qui découvrent les exigences du triple effort ?

La nutrition est souvent considérée comme la quatrième discipline du triathlon. Pour un débutant, elle est même un facteur de réussite essentiel. Le triathlon enchaîne trois disciplines sans temps de récupération, ce qui sollicite fortement les réserves énergétiques de l’organisme. Une alimentation adaptée permet avant tout d’apporter l’énergie nécessaire pour maintenir l’effort dans la durée, mais aussi de limiter les baisses de performance ou les sensations de fatigue. L’objectif n’est pas de rechercher une performance maximale, mais plutôt de prendre du plaisir et de franchir la ligne d’arrivée dans de bonnes conditions. Adopter dès le départ quelques réflexes simples, bien s’hydrater, manger avant l’effort et apporter régulièrement des glucides pendant les phases les plus longues, permet de vivre une expérience beaucoup plus sereine et positive.

Comment avez-vous construit l’accompagnement nutritionnel proposé dans ce challenge, et quelles sont les principales erreurs que commettent généralement les néophytes ?

Notre approche a été guidée par une conviction simple : la nutrition sportive doit être accessible. Nous avons donc conçu un accompagnement basé sur des conseils concrets, faciles à appliquer et adaptés au niveau des participants. L’objectif est d’aider chacun à comprendre les grands moments clés de la nutrition sportive, comment préparer son effort, comment s’hydrater et apporter des glucides pendant l’activité, et comment optimiser sa récupération après l’arrivée. La nutrition a aussi un aspect très personnel : chacun réagit différemment selon ses habitudes, ses goûts et son niveau de tolérance. Parmi les erreurs les plus fréquentes chez les débutants, nous retrouvons notamment le fait de sous-estimer l’importance de l’hydratation, d’attendre d’avoir faim ou soif pour s’alimenter, ou encore de tester de nouveaux produits le jour de la compétition. Il ne faut pas non plus vouloir faire exactement comme les élites ou un autre concurrent : nous sommes tous uniques face à la nutrition.

Au-delà de la performance, comment cette opération s’inscrit-elle dans votre volonté de rendre les sports d’endurance plus accessibles au grand public ?

Chez Isostar, nous sommes convaincus que les sports d’endurance ne doivent pas être réservés à une élite. De plus en plus de Français souhaitent se lancer dans un défi sportif, et nous voulons les encourager. Avec ce dispositif, notre volonté est de démocratiser la pratique et de montrer qu’avec une bonne préparation et des conseils adaptés, chacun peut progresser à son rythme et relever un objectif ambitieux. Nous souhaitons rendre la nutrition sportive plus compréhensible, plus accessible et moins intimidante. En accompagnant les participants avec des contenus pédagogiques et des recommandations concrètes, nous les aidons à gagner en confiance et à prendre du plaisir dans leur pratique. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la mission d’Isostar : accompagner tous les sportifs, quel que soit leur niveau, du premier pas au dernier sprint.

Si vous deviez retenir une idée reçue sur la nutrition sportive que ce challenge permet de déconstruire, laquelle serait-elle ?

L’idée reçue la plus répandue est sans doute que la nutrition sportive est réservée aux athlètes professionnels ou aux compétiteurs de haut niveau. En réalité, pour un sportif débutant, c’est tout aussi nécessaire. Une bonne stratégie d’hydratation ou un apport énergétique adapté ne servent pas uniquement à gagner quelques secondes sur un chrono, ils permettent surtout de mieux vivre son effort, de limiter la fatigue et d’améliorer la récupération. Ce challenge montre justement que la nutrition sportive n’est pas synonyme de complexité. Quelques habitudes simples et accessibles peuvent faire une réelle différence dans l’expérience sportive. Notre rôle est de rendre ces connaissances compréhensibles pour que chacun puisse les appliquer facilement au quotidien. Le message clé est simple : la nutrition sportive n’est pas réservée à la performance, elle est au service du plaisir, de la progression et de la pratique durable du sport.

AJ

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