

Le prévenu est poursuivi pour refus d’obtempérer aggravé. Le 10 mai 2025, il est 18 heures à Margny-les-Compiègne quand Simon Julien, 25 ans, est repéré par la police municipale au guidon de sa moto sans casque ni gants de protection. Après vérification, il s’avère que l’engin est signalé volé. « Je testais la moto que je venais d’acheter en pièces détachées », raconte le prévenu qui avait pris la poudre d’escampette à contresens, rue du Maréchal Foch et brûlé plusieurs stops.
Il transporte alors son amie et lui dit de s’accrocher, mais il ne va pas bien loin, poursuivi par la police, il est vite rattrapé. « Je voulais m’arrêter », se justifie-t-il. En garde à vue, il reconnaîtra les faits. Accusé également de recel de bien provenant d’un vol, il dit ne pas connaître le vendeur. « J’ai acheté les pièces détachées trois semaines avant les faits », précise celui qui ne dispose pas de permis moto. « C’est extrêmement grave, j’en ai pris conscience », déclare sans sourciller Simon Julien qui ajoute que « sur le recel j’étais pas au courant, ça ne se reproduira plus ».
Condamné à un travail d’intérêt général
L’homme a quelques antécédents judiciaires dus, selon lui, à une dépendance à l’alcool. « J’ai arrêté de boire depuis quatre mois », avoue le prévenu, qui décrit un contexte familial difficile, « j’ai été élevé dans l’alcool ». Déjà condamné, le président lui rappelle qu’il est en sursis probatoire et que le juge d’application des peines se prononce pour la révocation du sursis. « Vous n’oubliez pas une condamnation ? », l’interpelle le procureur de la République. « Euhh », fait le prévenu l’ai concentré. « Un vol en juin dernier à Intermarché ? », précise le représentant du ministère public. « Ah oui, excusez-moi », bafouille-t-il. Le procureur lui rappelle alors qu’il a été condamné à un travail d’intérêt général (TIG), et lui demande ce qu’il en est. « J’ai commencé, mais il y a eu un problème », explique le prévenu qui a rencontré des difficultés pour aller effectuer son TIG : « J’avais un vélo, j’ai plus de vélo… ».
« Vous n’allez pas aller bien loin comme ça, le jour où vous irez en détention ça va piquer », le prévient le procureur dans sa réquisition en lui rappelant qu’il a dix mois au-dessus de la tête. Il requiert 140 heures de TIG, avec 100 euros d’amende pour défaut de casque.
Le tribunal va dans le sens du ministère public et condamne Simon Julien à 140 heures de travail d’intérêt général et prononce la confiscation de la moto. Le prévenu est relaxé de la contravention pour défaut de gants, mais devra s’acquitter de 125 euros pour l’absence de casque. « C’est votre dernière chance », avertit la présidente.
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