"Mes doigts sont blancs et douloureux le matin" : ce symptôme que 1 femme sur 10 prend pour un simple coup de froid pourrait révéler un syndrome de Raynaud
<p>Vous sortez de chez vous, il fait frais mais rien d’extraordinaire. En quelques minutes pourtant, certains doigts deviennent blancs, rigides, un peu douloureux, comme s’ils ne vous obéissaient plus.</p> <p>Beaucoup mettent ça sur le compte du froid ou d’une "mauvaise circulation" sans y penser davantage. Pourtant, ces <strong>doigts blancs et douloureux</strong> correspondent souvent à un trouble bien identifié, le <strong>syndrome de Raynaud</strong>, qui touche très fréquemment les jeunes femmes : entre 6 et 20 % des femmes pourraient être concernées, et il est présent chez 6 % des femmes de 25 à 40 ans. Mieux vaut savoir le reconnaître.</p> <h2>Doigts blancs, bleus puis rouges : quand le syndrome de Raynaud se manifeste</h2> <p>Sur le plan médical, le <strong>phénomène de Raynaud</strong> correspond à une contraction brutale et temporaire des petits vaisseaux sanguins qui irriguent les extrémités, surtout les doigts et parfois les orteils, le nez ou les oreilles. Cette vasoconstriction bloque pendant un temps l’afflux de sang et d’oxygène dans la zone concernée, ce qui donne un tableau très caractéristique que décrit le site d’information Vidal : "la maladie de Raynaud est un trouble de la circulation sanguine qui affecte les doigts, plus rarement les orteils : le froid déclenche pâleur, froideur et perte de sensibilité pendant une durée allant de quelques minutes à quelques heures."</p> <p>Une crise se déroule en général en trois temps. D’abord la phase dite blanche ou ischémique, où un ou plusieurs <strong>doigts deviennent très pâles, froids et insensibles</strong>, donnant cette impression de "doigts morts", comme le décrit l’Assurance Maladie. Vient ensuite une phase bleue, avec des picotements souvent douloureux, puis la phase rouge de récupération, où les doigts se recolorent, gonflent un peu et brûlent avant de retrouver leur aspect habituel en quelques minutes. Parfois, la phase intermédiaire bleue n’apparaît pas, ou la crise s’arrête dès la première phase.</p> <h2>Syndrome de Raynaud : un trouble fréquent chez la jeune femme, mais pas toujours anodin</h2> <p>Dans 90 % des cas, ce <strong>syndrome de Raynaud</strong> reste ce que les médecins appellent une forme idiopathique, c’est à dire sans cause retrouvée et globalement bénigne. Il commence souvent à l’adolescence ou chez l’adulte jeune, concerne surtout les femmes plutôt minces, et se traduit par des crises assez brèves déclenchées par le froid ou un changement de température, avec des doigts qui redeviennent totalement normaux entre deux épisodes. Ce phénomène "apparaît le plus souvent à l’adolescence ou chez une femme jeune en bonne santé et plutôt mince", précise l’Assurance Maladie sur le site ameli.fr.</p> <p>Certains signaux doivent en revanche alerter, car ils évoquent une forme dite secondaire, liée à une autre maladie ou à un médicament. Quand les crises commencent après 35 ans, surviennent en plein été ou sans exposition particulière au froid, touchent une seule main avec le pouce atteint, ou laissent de petites plaies et cicatrices au bout des doigts, les médecins recherchent alors une cause sous-jacente. Parmi les pathologies associées figurent plusieurs maladies auto immunes comme la sclérodermie, le lupus systémique, la dermatomyosite, le syndrome de Goujerot Sjögren ou la polyarthrite rhumatoïde, mais aussi des atteintes des artères telles que la maladie de Buerger ou, plus rarement, la maladie de Takayasu. Certains médicaments vasoconstricteurs (bêtabloquants, dérivés de l’ergot de seigle, certains traitements de chimiothérapie, vasoconstricteurs pour le nez, interféron, ciclosporine) ou des toxiques comme les amphétamines, l’arsenic, la cocaïne ou le cannabis peuvent aussi déclencher un <strong>phénomène de Raynaud</strong>, tout comme l’usage prolongé d’outils vibrants ou des gestes professionnels répétés qui traumatisent la paume.</p> <h2>Syndrome de Raynaud : des gestes simples pour protéger ses doigts au quotidien</h2> <p>Pour les formes idiopathiques, très fréquentes, la prise en charge repose surtout sur des mesures de bon sens pour limiter les crises et leur inconfort. Plusieurs conseils pratiques, relayés par des médecins et pharmaciens dans la presse santé, reviennent souvent :</p> <ul> <li>se couvrir suffisamment, en gardant le corps au chaud et en protégeant les extrémités avec bonnet, gants ou mitaines, chaussettes épaisses en laine et écharpe sur la nuque ;</li> <li>se réchauffer progressivement quand une crise survient, avec un bain d’eau tiède plutôt que brûlante, éventuellement agrémenté de deux cuillères à soupe de farine de moutarde comme le suggère la docteure en pharmacie Martine Blaize de Peretti, ou en plaçant les doigts contre une autre partie du corps, en utilisant une bouillotte ou un chauffe mains ;</li> <li>adapter son hygiène de vie en arrêtant le tabac, en limitant les boissons caféinées comme le café, le thé ou les sodas au cola, et en misant sur l’activité physique, le yoga ou la méditation pour diminuer le stress ;</li> <li>faire évoluer son alimentation vers un profil plus équilibré, riche en fruits et légumes, en sources de protéines maigres et en antioxydants comme les agrumes, la betterave, les épinards, les poissons gras et les huiles végétales, tout en pensant à bien s’hydrater et à consommer des boissons chaudes ;</li> <li>éviter autant que possible les contacts prolongés avec des objets très froids, par exemple pelleter la neige à mains nues ou tenir longtemps une boisson glacée.</li> </ul> <p>Du côté de l’assiette, Santé Magazine souligne qu’"aucun régime alimentaire spécifique n’a encore fait ses preuves pour soulager les symptômes de Raynaud", même si une alimentation variée et riche en nutriments protecteurs reste recommandée pour la santé vasculaire en général. Et si malgré ces précautions vous avez des crises de plus en plus fréquentes, tres douloureuses, ou si vos doigts gardent des ulcérations, en parler à votre médecin traitant est une étape utile : il ou elle pourra faire le point sur vos traitements, votre tabagisme, d’éventuelles expositions professionnelles à des vibrations, et rechercher si le <strong>syndrome de Raynaud</strong> n’est pas le signe d’une autre maladie à prendre en charge plus tôt.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/equilibre/mes-doigts-sont-blancs-et-douloureux-le-matin-ce-symptome-que-1-femme-sur-10-prend-pour-un-simple-coup-de-froid-pourrait-reveler-un-syndrome-de-raynaud-1222022.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/equilibre/mes-doigts-sont-blancs-et-douloureux-le-matin-ce-symptome-que-1-femme-sur-10-prend-pour-un-simple-coup-de-froid-pourrait-reveler-un-syndrome-de-raynaud-1222022.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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