
Avec la digitalisation des services financiers, les virements bancaires font désormais partie de notre quotidien. Autrefois réservés aux opérations de grande envergure, ils servent aujourd’hui à régler un loyer, partager une addition ou payer un artisan. L’arrivée du virement instantané a rendu ces démarches à la fois plus accessibles et rapides. Toutefois, cette facilité d’utilisation se heurte à de nouveaux défis en matière de sécurité.
Les défis de la sécurité dans le secteur bancaire moderne
L’évolution des virements n’est pas sans risques. Les fraudes par faux RIB et usurpation d’identité se multiplient, profitant de la rapidité des transactions pour piéger les utilisateurs, ce qui souligne l’importance des nouvelles règles IBAN. En 2024, en France, les fraudes par substitution d’IBAN ont représenté 183 millions d’euros, soit 15 % des fraudes aux paiements sans espèces, illustrant l’ampleur de la fraude bancaire. Ces montants alarmants rappellent qu’il faut rester vigilant lors de chaque opération.
Pour contrer ces fraudes, un nouveau dispositif a été mis en place dans la zone euro depuis le 9 octobre 2025. Ce système oblige les banques à vérifier que le numéro de compte correspond bien à l’identité du destinataire avant de laisser passer un virement. Cette vérification s’applique autant aux particuliers qu’aux professionnels, afin de minimiser les litiges et renforcer la surveillance des transactions.
Comment fonctionne le système « Vérification of Payee »
Le dispositif « Vérification of Payee » (VoP) repose sur un processus automatisé qui compare le nom renseigné avec celui associé à l’IBAN. Si la correspondance est parfaite, le virement est immédiatement validé. En cas de similitude sans correspondance exacte, une alerte est envoyée à l’utilisateur, précisant le libellé exact du compte concerné. Si aucune correspondance n’est trouvée, l’utilisateur est informé, sans que l’identité associée à l’IBAN ne soit dévoilée.
Ce mécanisme se base sur deux méthodes principales : soit une connexion directe avec la banque du destinataire, soit l’interrogation d’un référentiel tiers géré par un intermédiaire spécialisé (cette solution permet aussi d’éviter certaines erreurs de saisie). En cas d’anomalie, le client peut choisir de confirmer manuellement le virement ou bien de l’annuler.
L’importance capitale de la précision des données
La fiabilité des virements dépend avant tout de la justesse des informations entrées lors de leur initiation. Une simple erreur dans le nom du bénéficiaire peut entraîner un blocage ou un report du transfert. Il est donc indispensable que chaque utilisateur remplisse avec soin les données lorsqu’il ajoute un nouveau bénéficiaire, tout en contrôlant régulièrement celles déjà enregistrées pour éviter les soucis.
Un représentant de la Banque de France explique lors d’une conférence de presse relayée par dafmag : « Ce qui ne permet pas de s’assurer que le compte saisi, s’il est valide, correspond bien au nom du bénéficiaire », montrant ainsi les limites des anciennes méthodes qui justifiaient ce renforcement des mesures de sécurité.
Mesures complémentaires et perspectives d’avenir
En plus de ce contrôle obligatoire, certaines banques mettent en place un délai entre l’ajout d’un bénéficiaire et la possibilité de lui envoyer un virement. Même si cette précaution est parfois vue comme « anachronique » par certains spécialistes, elle reste efficace pour faire face rapidement aux fraudes.
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