NÎMES Dire non au narcotrafic
<p><iframe allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture; web-share" allowfullscreen="true" frameborder="0" height="476" scrolling="no" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?height=476&amp;href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Freel%2F2775997692791508%2F&amp;show_text=false&amp;width=267&amp;t=0" style="border:none;overflow:hidden" width="267"></iframe></p> <p>Amine Kessaci a perdu son fr&egrave;re Mehdi il y a quelques jours (Brahim, son grand fr&egrave;re, avait lui d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; enlev&eacute; il y a cinq ans). Militant marseillais, &eacute;cologiste mais aussi en lutte contre le narcotrafic, Amine appelait &agrave; un mouvement solennel pour r&eacute;veiller la France dans ce qu&rsquo;elle a de plus cher, la perte de ses enfants. Les &eacute;lus de N&icirc;mes citoyenne &agrave; gauche et les &eacute;cologistes ont r&eacute;pondu &agrave; l&rsquo;appel et organisaient un rassemblement devant le palais de justice pour que le symbole soit clair et visible. Comme dans bon nombre de communes fran&ccedil;aises ce samedi 22 novembre, le but du rassemblement visait &agrave; rendre ce mouvement solidaire, uni, collectif pour lutter, ensemble, contre le narcotrafic.</p> <p><figure class="image"> <img src="https://medias.objectifgard.com/api/v1/images/view/6921bc180261ce423a015e40/article/image.jpg" alt="Rassemblement pour Mehdi Kessaci Nîmes 2025 (Photo Anthony Maurin)"> <figcaption> Rassemblement pour Mehdi Kessaci N&icirc;mes 2025 (Photo Anthony Maurin) </figcaption> </figure></p> <p>Une simple prise de parole a eu lieu pour lire les propos d&rsquo;Amine.</p> <p>&laquo; <em>On me parle de crime d&rsquo;avertissement. Mais un crime n&rsquo;est jamais un avertissement. Le sang vers&eacute; l&rsquo;est pour toujours, et a plong&eacute; ma famille dans l&rsquo;infini de la mort. On nous frappe pour nous briser, pour nous domestiquer, pour nous asservir.</em> &raquo;</p> <p>&laquo; <em>Mille fois, j&#39;&eacute;crirai son nom et je ferai face &agrave; ses assassins. Je serai le gardien de sa m&eacute;moire. Non, je ne me tairai pas. Je dirai et r&eacute;p&eacute;terai que Mehdi est mort pour rien. Je dirai la violence du narcotrafic. Son emprise. Je dirai la l&acirc;chet&eacute; des commanditaires des crimes. Je dirai la d&eacute;rive folle de ceux qui ex&eacute;cutent des contrats, brisent des vies et souillent leur &acirc;me &agrave; jamais. Je dirai pour trouer le silence comme eux trouent les corps de nos proches.</em> &raquo;</p> <p><figure class="image"> <img src="https://medias.objectifgard.com/api/v1/images/view/6921bc182a693e5a7d0dac8f/article/image.jpg" alt="Rassemblement pour Mehdi Kessaci Nîmes 2025 (Photo Anthony Maurin)"> <figcaption> Rassemblement pour Mehdi Kessaci N&icirc;mes 2025 (Photo Anthony Maurin) </figcaption> </figure></p> <p>&laquo; <em>Maintenant, j&#39;entends les discours. Mais qui rendra ses enfants assassin&eacute;s &agrave; ma m&egrave;re ? Le premier tomb&eacute;, <strong><a href="https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/frere-d-amine-kessaci-protection-policiere-ce-que-l-on-sait-de-l-assassinat-d-un-jeune-en-pleine-rue-3249073.html" target="_blank">Brahim</a></strong>, repose &agrave; Alger. Le second, Mehdi, avait 20 ans. Il a &eacute;t&eacute; touch&eacute; en plein thorax par ses assassins. Il n&rsquo;&eacute;tait coupable que d&rsquo;&ecirc;tre mon fr&egrave;re. &raquo;</em></p> <p><em>&laquo; Il est temps de doter les enqu&ecirc;teurs et les forces de police des moyens dont ils ont besoin, de renforcer, de soutenir r&eacute;ellement les familles de victimes du narcotrafic.</em> &raquo;</p> <p>&laquo; <em>Nous comptons nos morts, mais que fait l&rsquo;&Eacute;tat ?</em> &raquo;</p> <p><figure class="image"> <img src="https://medias.objectifgard.com/api/v1/images/view/6921bc1862d2c6c258040cc2/article/image.jpg" alt="Rassemblement pour Mehdi Kessaci Nîmes 2025 (Photo Anthony Maurin)"> <figcaption> Rassemblement pour Mehdi Kessaci N&icirc;mes 2025 (Photo Anthony Maurin) </figcaption> </figure></p> <p>&laquo; <em>On m&rsquo;a accord&eacute; une protection polici&egrave;re, mais sans l&rsquo;&eacute;tendre aux miens. Pourtant, qui ignorait que ma famille avait d&eacute;j&agrave; pay&eacute; un tribut de sang ? Comment ne pas savoir que ma famille pouvait &ecirc;tre touch&eacute;e ?</em> &raquo;</p> <p>&laquo; <em>Si je prends la parole, c&#39;est pour demander justice pour les miens, mais aussi pour toutes les autres victimes, parce que je refuse d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;duit au silence et parce que ma m&egrave;re m&rsquo;a appris &agrave; ne pas baisser la t&ecirc;te. &raquo;</em></p> <p><em>&laquo; Je parle parce que je ne peux que lutter si je ne veux pas mourir. Je parle parce que je sais que le silence est l&rsquo;abri de nos ennemis. Je parle parce que je veux que mille voix s&rsquo;&eacute;panouissent. Que notre r&eacute;volte face au narcotrafic soit durable et collective.</em> &raquo;</p> Rassemblement pour Mehdi Kessaci N&icirc;mes 2025 (Photo Anthony Maurin)
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