Réserve : « la gendarmerie a besoin de toutes les bonnes volontés », l’appel d’Alain Bernard

Valeurs actuelles. Le 28 octobre dernier, vous avez intégré la réserve citoyenne de la gendarmerie nationale. Cette institution militaire n’est pas inconnue pour vous. Entre 2008 et 2012, vous aviez déjà signé un contrat de volontariat en gendarmerie pour accompagner votre carrière de sportif de haut niveau. Qu’est-ce qui vous a motivé à renouer officiellement avec la gendarmerie nationale ?

Alain Bernard. Je m’identifie pleinement aux valeurs de la gendarmerie. J’adhère à cet idéal du gendarme reposant sur l’engagement, le dépassement de soi et l’aide à son prochain. Mes différentes activités professionnelles sont tournées vers la transmission des valeurs de la nation au plus grand nombre. Cet engagement citoyen est apparu comme une évidence et surtout un prolongement de mes engagements dans ma vie professionnelle. La gendarmerie compte encore beaucoup pour moi. Cette institution m’a énormément accompagné et soutenu dans ma carrière de sportif de haut niveau. Aujourd’hui, j’ai envie de lui rendre l’appareil en mettant ma notoriété au service du plus grand nombre. Je le fais principalement pour nos jeunes, pour les intéresser à ces métiers, les sensibiliser à l’importance de s’engager et de défendre nos valeurs. Il y a, en gendarmerie, une pléiade de métiers variés dans lesquels ces jeunes pourront trouver leur voie.

Concrètement, quelles actions ou événements serez-vous amené à soutenir dans ce nouveau rôle de réserviste ?

J’aiderai principalement aux actions de communication de la gendarmerie. Ma présence consistera à appuyer les événements en lien avec le recrutement et la sensibilisation du rôle de cette institution militaire auprès de la jeunesse. On pourrait presque dire que j’endosserai le rôle de porte-parole ou d’ambassadeur de la gendarmerie dans la société civile. Je mènerai cette activité bénévolement et sur mon temps libre. En tout cas, je compte défendre et promouvoir ces valeurs auprès du grand public.

Justement, comment percevez-vous la responsabilité symbolique de ce nouveau rôle ?
Ce n’est pas une reconnaissance minime. Je suis animé par la volonté de rendre à la gendarmerie tout ce qu’elle m’a donné pendant ma carrière sportive. Je suis vraiment motivé par l’idée de me rendre le plus utile possible au service du plus grand nombre.

L’avenir de notre nation repose sur ces futurs officiers et militaires du rang qui s’engagent parfois au péril de leur vie pour notre liberté.

Cette incorporation traduit-elle une volonté institutionnelle de votre part d’incarner autrement les valeurs d’engagement et de dépassement de soi au service de la nation ? 

Le partage et la transmission ont toujours été mon ADN. Avec du travail, de la rigueur et de la détermination, on arrive toujours à atteindre des objectifs complètement fous. Ces notions-là sont importantes à véhiculer à la population. Dans un contexte géopolitique bouleversé, il faut se concentrer sur ces valeurs pour tracer ensemble un avenir commun. La gendarmerie a besoin de toutes les bonnes volontés pour continuer de faire perdurer ses missions : protéger et servir la population.

Comment expliquez-vous le choix de la direction générale de la Gendarmerie d’avoir accepté votre demande d’incorporer un champion olympique tel que vous parmi ses réservistes citoyens ?
Mon histoire est liée pour toujours à la gendarmerie. Cette histoire n’est pas anodine. Depuis mon intégration en 2008, j’ai toujours été soutenu par l’institution militaire, avant même mon sacre olympique, et ce, jusqu’à la fin de ma carrière. C’est un partenariat gagnant-gagnant. Je le répète, mais je mets ma notoriété au service de l’institution. Les armées demeurent un véritable ascenseur social, en termes d’engagement, de responsabilité et de prise de risque. Cela permet d’avoir une perspective d’évolution non-négligeable. L’épanouissement par l’engagement et le travail doit être beaucoup plus défendu aujourd’hui. L’avenir de notre nation repose sur ces futurs officiers et militaires du rang qui s’engagent parfois au péril de leur vie pour notre liberté. Et ça, c’est important de le valoriser.

Au quotidien, vous êtes conseiller municipal délégué à la jeunesse et à la prévention de la délinquance à la municipalité d’Antibes. Cela vous amène à vous rendre fréquemment au Centre national d’instruction nautique de la Gendarmerie. Comment continuerez-vous de vous investir auprès de ce centre d’entraînement, dont on vous sait très proche du centre ?
Hugues Duboscq, mon ancien partenaire en équipe de France, m’a fait découvrir ce centre. Il m’a mis en contact avec ce centre d’instruction qui est une véritable référence nationale et internationale. Ils sont spécialisés dans la formation des enquêteurs subaquatiques. Il leur incombe la compétence d’enquêtes subaquatiques de la surface jusqu’à 50m de profondeur voire davantage. Tout cela dans tous les milieux maritimes : mer, lacs, fleuves, rivières. C’est vraiment une compétence et une expertise pointue. Je suis très fier de compter ce centre sur le territoire antibois.

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