
Ce 24 novembre 2025, Thierry Lhermitte fête ses 73 ans. Figure chère au public français, il reste associé à ses rôles cultes du Splendid, à des comédies devenues patrimoniales comme Le Père Noël est une ordure, Les Bronzés ou Le Dîner de cons. Acteur populaire et familier, il a construit une carrière aussi bien au cinéma qu’à la télévision, multipliant les rôles, les productions… et même quelques apparitions plus inattendues, dont un tournage de clip que beaucoup ont oublié.Si Thierry Lhermitte continue d’apparaître comme un artiste curieux, multiple, dont la carrière ne se limite pas aux comédies qui l’ont rendu célèbre, il a aussi fait quelques escapades. On pense notamment à son apparition dans le clip d’Eddy Mitchell qui reste l’une des plus inattendues. Et cette parenthèse musicale en dit beaucoup de sa liberté et de son goût pour les chemins de traverse.
Un rôle inattendu dans “18 ans demain”
En 1994, Thierry Lhermitte apparaît dans le clip 18 ans demain, extrait de Rio Grande, l’album qu’Eddy Mitchell avait sorti en 1993, signé chez Polydor. Le morceau, devenu un tube, est né de la complicité artistique entre le chanteur et son compositeur historique Pierre Papadiamandis. Eddy Mitchell, rockeur-crooner né en 1942, y raconte avec une teinte pop-blues rock la crise d’adolescence et le passage à la majorité de sa fille, thème personnel qui donne au texte une douceur mélancolique.
La chanson a été enregistrée dans un lieu mythique : les Muscle Shoals Studios, en Alabama, temple de la soul et du rhythm and blues américain. Sorti en single en 1994, le titre est accompagné d’un clip tourné sur un plateau de cinéma, où apparaissent Thierry Lhermitte, sa complice du Splendid Josiane Balasko, ainsi que le guitariste Paul Personne. À l’époque, Eddy Mitchell était en pleine effervescence : en 1993 et 1994, il se produisait à Paris dans quatre salles différentes avec quatre concepts musicaux distincts, allant du big band au country rock, en passant par le Zénith et Bercy.
Une carrière jalonnée d’activités parallèles
Si ce clip constitue un clin d’œil étonnant dans sa filmographie, ce n’est pas la seule incursion de Thierry Lhermitte hors du strict cadre du cinéma. Très tôt, l’acteur s’amuse à explorer d’autres terrains.
Côté hobbies, l’acteur cultive plusieurs passions personnelles, dont l’équitation éthologique au Haras de la Cense, et a pratiqué le karaté pendant une dizaine d’années.
En 1992, il prête sa voix au jingle publicitaire Chaud devant chaud diffusé sur M6. Le 5 novembre 1998, invité dans La Grosse Émission sur Comédie !, il fait sensation en réalisant devant Alain Chabat une démonstration de patator, contribuant à populariser ce gadget spectaculaire.
Entrepreneuriat et production ont également rythmé sa carrière. En 1996, il fonde avec Florent Darrault la société France Cinéma Multimedia, puis, avec Louis Becker, les sociétés de production ICE et ICE3. Elles produiront notamment Nuit d’ivresse et Un Indien dans la ville, succès majeurs du cinéma français.
Il est aussi administrateur de Trident Media Guard, société chargée de participer à la mise en œuvre de la loi Hadopi. Très engagé dans la défense des créations artistiques, il soutient ce dispositif lors de l’émission C à vous en 2010. Il en reconnaît les limites, la qualifiant de "très, très imparfaite", mais en défend l’intention.
Activités caritatives
Au-delà du cinéma, Thierry Lhermitte nourrit une passion profonde pour les sciences. Fasciné par l’informatique et les mathématiques, il apprend la programmation dès les années 1980 et investit dans plusieurs entreprises technologiques. Persuadé du potentiel d’Internet, il présente en 1996 une formation multimédia distribuée sur CD, destinée à démocratiser l’accès au web. Depuis 2004, Thierry Lhermitte est aussi le parrain de la Fondation pour la Recherche Médicale, tient une chronique scientifique pendant plusieurs années sur France 5, puis depuis 2018 sur France Inter dans Grand bien vous fasse. Il soutient aussi activement la recherche sur la maladie d’Alzheimer, notamment à travers son film La Finale (2018).








