
Pour Romain Brette chercheur à l'Inserm, les neurosciences sont dominées par deux paradigmes centraux.
Selon le premier, le cerveau est une sorte d’ordinateur : les neurones implémentent des algorithmes dont les variables sont représentées par leur activité électrique. Ce point de vue est partagé par le computationnalisme classique comme par le connexionnisme. Le deuxième paradigme est une démarche réductionniste qui envisage le cerveau comme une collection de composants élémentaires dont il s’agit de mesurer précisément les propriétés et l’assemblage, par le biais de mesures systématiques (génome, protéome, connectome, etc). Ces deux paradigmes ont en commun de faire abstraction du fait que le système nerveux soit un tissu vivant or c'est le cas sans discussion possible.
