"Je ne fais plus la cuisine" : cette ville balnéaire du Maroc beaucoup moins chère que le Portugal attire de plus en plus de Français à la retraite
<p>À Paris, l’hiver s’installe et les températures chutent, mais certains Français ont choisi de s’en éloigner depuis longtemps. Ils ont<strong> troqué la grisaille</strong> pour la lumière d’Agadir. Le Maroc est désormais la <a href="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/adieu-portugal-ville-maroc-seniors-francais-profitent-retraite-1178047.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">troisième terre d’accueil des retraités français</a> dans le monde, et la tendance ne cesse de s’amplifier. On y vit à trois heures d’avion, avec un <strong>coût du quotidien considérablement allégé</strong>, et une promesse simple : profiter pleinement du temps qui reste. Dans un reportage de <em>Sept à Huit</em>, Nathalie, 62 ans, et Yves, 64 ans, racontent cet autre horizon qu’ils se sont construit, loin de leur Provence d’origine.</p> <p>Leur <strong>budget mensuel de 2 800 euros</strong> leur permet de louer une maison que beaucoup n’imagineraient pas avec une pension moyenne en France. Une salle à manger lumineuse, deux chambres, une salle de bains, un patio <strong>ouvert sur un jardin de 100 m²</strong>. Le tout pour<em> "8 000 dirhams par mois, donc ça correspond à environ 800 euros"</em>, précise Nathalie face à la caméra. L’électricité, environ 50 euros. L’eau, une poignée de dirhams. Ce sont autant de chiffres qui expliquent en partie leur départ.</p> <h2>Le Maroc, une autre manière d’habiter la retraite</h2> <p>À cela<strong> s’ajoutent les avantages fiscaux</strong> proposés par l’État marocain, à condition d’ouvrir un compte sur place. Pour Nathalie et Yves, le déclic remonte à un vol en avion, il y a vingt ans. <em>"Le choix est venu parce qu'en discutant avec une dame dans l'avion elle nous disait qu'avec 1 000 euros par mois, elle avait une location, elle mangeait et avait même de quoi prendre l'avion une fois par mois pour aller voir ses enfants, on s'est dit : pourquoi pas"</em>. Ils ont d’abord voyagé, marché, traversé villes et montagnes, puis <strong>ils ont sauté le pas en 2014</strong>. Aujourd’hui, Yves résume : <em>"Il y a une douceur de vivre à Agadir qu'on n'a pas dans d'autres villes du Maroc"</em>.</p> <p>Cette douceur tient aussi à la possibilité d’acheter des <strong>produits frais en abondance</strong>. Agadir est l’un des principaux réservoirs agricoles du pays, notamment pour les fruits et légumes destinés à l’exportation. Au souk, Nathalie remplit son panier pour la semaine avec moins de dix euros. Ce rapport simple aux aliments, la proximité du producteur, la <strong>possibilité de cuisiner sans se ruiner</strong> : cela contribue à leur équilibre quotidien. Mais ce n’est pas seulement une question de prix. C’est aussi une manière de vivre plus apaisée.</p> <div id="attachment_1201362" class="wp-caption alignnone"><span style="display: block;" class="wrap-img" id="wrap-img-1201362"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1201362" itemprop="thumbnailUrl" class="wp-image-1201362 img-responsive size-full" src="https://sf.mariefrance.fr/wp-content/uploads/sites/5/2025/09/ed-app-smartpone-2025-09-04t034939.812.jpg" alt="&quot;J'ai claqué l'équivalent de mon salaire mensuel&quot; : cet été, les vacances de ces Français au Maroc ont viré au cauchemar" width="1280" height="720" /></span><p id="caption-attachment-1201362" class="wp-caption-text">S’installer au Maroc permet de profiter d’un coût de vie plus abordable et d’un rythme quotidien plus serein</p></div> <h2>Un cadre de vie transformé au Maroc</h2> <p>La cuisine n’est plus une obligation dans cette nouvelle vie. Car la retraite, c’est aussi <strong>réinventer ses habitudes</strong>. Nathalie et Yves sont membres d’une association qui rassemble les expatriés français, et les repas au restaurant sont devenus un rituel hebdomadaire. Jo, la mère de Nathalie, 80 ans, les a rejoints après avoir perdu son mari. Ces rendez-vous atténuent la solitude, créent un cadre et donnent matière à échanger. C’est dans ce contexte que Jo a fait un choix simple et radical : <em>"Depuis qu'on est là, j'ai décidé de ne plus faire la cuisine, ça ne serait pas possible d'aller <strong>au restaurant tous les jours</strong> en France"</em>. Ici, elle mange bien et elle voit du monde. Et cela suffit.</p> <p>Le paysage, lui, complète l’ensemble. Entre l’Atlantique et l’Atlas, Agadir profite de <strong>340 jours de soleil par an</strong>. À quelques kilomètres, Taghazout Bay aligne hôtels et résidences haut de gamme. Le <a href="https://www.mariefrance.fr/evasion/fini-pluie-froid-avec-soleil-petits-prix-toute-annee-perle-blanche-maroc-fait-ombre-marrakech-hiver-1218530.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">village de pêcheurs est devenu une vitrine touristique</a>, porté par une stratégie assumée. Sur les hauteurs, le surf attire, les terrasses se remplissent et les villas s’ouvrent les unes après les autres. Certains y <strong>voient un eldorado accessible</strong>. D’autres, un changement qui va trop vite.</p> <div id="attachment_1217884" class="wp-caption alignnone"><span style="display: block;" class="wrap-img" id="wrap-img-1217884"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1217884" class="wp-image-1217884 img-responsive size-full" src="https://sf.mariefrance.fr/wp-content/uploads/sites/5/2025/11/marrakech-maroc.jpg" alt="Marrakech Maroc" width="1280" height="720" /></span><p id="caption-attachment-1217884" class="wp-caption-text">La retraite au Maroc offre un rythme de vie plus simple et plus convivial</p></div> <h2>Une réalité plus contrastée au Maroc</h2> <p>Derrière l’image d’Épinal, une autre réalité s’impose. Le Maroc subit depuis six ans une sécheresse historique. <strong>50 degrés atteints à Agadir en 2023</strong>. Les réserves d’eau s’épuisent, les nappes s’abaissent, l’agriculture puise au-delà du raisonnable. Le pays continue d’accueillir, d’investir, de bâtir, mais cette <strong>expansion pèse sur les ressources</strong>. Ceux qui se sont installés ici le voient et s’interrogent.</p> <style>.twitter-tweet{margin-left:auto;margin-right:auto;}</style> <blockquote class="twitter-tweet"> <a class="twitter-link" rel="noindex, nofollow" href="https://twitter.com/mariefrancemag/status/1987098377377485201?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown"></a> </blockquote> <p>Pour Nathalie, Yves, Jo et les autres, il s’agit surtout de concilier le confort qu’ils ont trouvé avec les <strong>limites du lieu où ils vivent</strong>. Leur quotidien repose sur un choix réfléchi et assumé. Ils <a href="https://www.mariefrance.fr/evasion/la-france-cest-fini-pourquoi-cette-ile-seduit-tant-de-retraites-francais-avec-son-climat-et-son-cout-de-vie-attractif-1218001.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">ne considèrent pas la retraite comme un arrêt</a>, mais comme une façon de réorganiser leur vie ailleurs, parfois <strong>à seulement trois heures de Paris</strong>.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/fais-plus-cuisine-ville-balneaire-maroc-beaucoup-moins-chere-portugal-attire-plus-francais-retraite-1218789.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/fais-plus-cuisine-ville-balneaire-maroc-beaucoup-moins-chere-portugal-attire-plus-francais-retraite-1218789.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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