Les musées français ont enfin rouvert leurs portes et proposent de nombreuses expositions, aux sujets les plus variés. Plus que jamais, les expositions sont enrichies et complétées par des contenus numériques, disponibles hors les murs. « United States of Abstraction » au Musée d’arts de Nantes, Jeff Koons au Mucem, « Salgado Amazônia » à la Philharmonie de Paris, « Eugène Atget – Voir Paris » à la Fondation Henri Carter-Bresson, « Le Corps et l’Âme » au Louvre, « Magritte / Renoir » à l’Orangerie, « La voix des témoins » au Mémorial de la Shoah, « Divas » à l’IMA, l’Empereur romain au Musée de la Romanité, « Giacometti » au Grimaldi Forum … le CLIC France propose un tour de France (non exhaustif) des expositions et de leurs dispositifs / contenus numériques.
- « United States of Abstraction. Artistes américains en France, 1946-1964 » – Musée d’arts de Nantes (19 mai 2021 au 18 juillet 2022)
L’exposition United States of Abstraction. Artistes américains en France, 1946-1964 explore l’intense présence des artistes américains et la manière dont ils ont contribué à redéfinir l’art abstrait en France, à un moment où la géographie mondiale de l’art était bouleversée.
. Récits d’exposition
Visite vidéo au cœur des sections de l’exposition United States of Abstraction. Artistes américains en France, 1946-1964, avec ses 3 commissaires : Maud Marron-Wojewodzki, Sophie Lévy et Claire Lebossé.
. Atelier artistique « en mouvement »
Un atelier artistique pour petits et grands autour de l’exposition United States of Abstraction. Artistes américains en France, 1946-1964, à réaliser à la maison.
(Sources: Musée d’arts de Nantes)
- « L’empire des sens » – Musée Cognacq-Jay (du 19 Mai au 18 Juillet 2021)
Avec l’exposition « L’Empire des sens. De Boucher à Greuze », le musée Cognacq-Jay explore l’Amour dans sa forme la plus licencieuse, au travers des chefs-d’œuvre de François Boucher et ses contemporains tels que Watteau, Greuze et Fragonard.
. Série de podcasts « Littérature libertine des Lumières par Laure Urgin »
Au XVIIIe siècle, artistes, philosophes, hommes de théâtre et romanciers, tous investissent le thème des passions amoureuses et des désirs charnels. Peintres et dessinateurs puisent leur inspiration dans les contes licencieux et un philosophe comme Diderot critique les créations les plus sulfureuses de François Boucher, alors qu’il fut lui-même l’auteur d’un roman grivois.
Cette série podcast qui s’appuie sur des extraits littéraires a été réalisée par la conteuse Laure Urgin. Elle éclaire les correspondances entre les ouvrages libertins du siècle des Lumières et les œuvres présentées dans l’exposition.
(Source: Musée Cognacq-Jay)
- « Le Corps et l’Âme » – Musée du Louvre (du 22 octobre 2020 au 23 juin 2021)
L’exposition « Le Corps et l’Âme » du Musée du Louvre ayant été fermée au public plusieurs mois, le musée propose la visite de l’exposition en ligne en compagnie de Marc Bormand, conservateur en chef du Patrimoine au département des Sculptures du musée du Louvre, l’un des trois commissaires de l’exposition.
(Source: Musée du Louvre)
- « Magritte / Renoir. Le surréalisme en plein soleil » – Musée de l’Orangerie (19 mai – 19 juillet 2021)
Première exposition à montrer de façon complète un chapitre de l’œuvre de Magritte encore largement méconnu, elle permet de confronter les œuvres de Magritte à celles d’Auguste Renoir qui l’ont inspiré.
. Série podcast « Le ciel est bleu »
De 1940 à 1947, René Magritte peint des tableaux « solaires », inspirés par le peintre impressionniste Auguste Renoir. Les podcasts proposent des clés de lecture de cette période méconnue et très riche de Magritte.7 séquences de 7 à 9 minutes.
. Vidéo exclusive: « Magritte / Renoir. Le regard de Jeff Koons »
Rencontre avec Jeff Koons dans son atelier new-yorkais ; l’artiste évoque Magritte et la « période Renoir » du peintre surréaliste. Entretien réalisé à l’occasion de l’exposition.
Rencontre avec Jeff Koons dans son atelier new-yorkais ; l’artiste évoque Magritte et la « période Renoir » du peintre surréaliste. Entretien réalisé à l’occasion de l’exposition « Magritte / Renoir. Le surréalisme en plein soleil » présentée du 19 mai au 19 juillet 2021 au musée de l’Orangerie. Une production musées d’Orsay et de l’Orangerie (Direction du Numérique), 2021. Production exécutive: AMP Interactive.
Présentation de l’exposition sur le site web du musée
(Source: Musée de l’Orangerie)
- « La voix des témoins. Une histoire du témoignage de la Shoah » – Mémorial de la Shoah (du 26 janvier 2020 au 29 août 2021)
Comment la figure du témoin de la Shoah s’est-elle façonnée ? Plus de 75 après la Shoah, le musée du Mémorial de la Shoah consacre une exposition aux témoins et à la figure du survivant. Manuscrits originaux, archives filmiques et sonores présents dans cette exposition permettent de découvrir ou redécouvrir les voix et les paroles inestimables de Primo Levi, Simone Viel, Emie Wiesel, Imre Kertesz, Marceline Loridan Ivans, Samuel Pisar et Aharon Appelfeld.
Des premiers témoignages, écrits clandestinement et retrouvés au moment de la Libération, jusqu’aux discours de figures devenues publiques, l’exposition La voix des témoins retrace cette histoire du témoignage en France.
. Série podcast « La voix des témoins »
Cette série podcast contient cinq épisodes sur sur les temps forts de cette histoire, éclairée par les plus grands historien(ne)s français(es). Avec eux, le Mémorial de la Shoah inscrit la voix des témoins dans l’histoire, c’est-à-dire dans le temps dans lequel la parole des survivants a émergé, et dans lequel elle a été, ou non, écoutée.
. L’exposition « La voix des témoins » guidée par sa commissaire Léa Veinstein… »
Le musée du Mémorial de la Shoah propose également une visite vidéo guidé de l’exposition avec sa commissaire. Durée: 8 minutes.
Présentation de l’exposition sur le site web du musée
(Source: Mémorial de la Shoah)
- « Eugène Atget – Voir Paris » – Fondation Henri Carter-Bresson (du 3 juin au 19 septembre 2021)
À partir des collections du musée Carnavalet – Histoire de Paris, l’exposition présentée à la Fondation HCB est le fruit d’un long travail de recherche entrepris conjointement par les deux commissaires Anne de Mondenard, responsable du département Photographies et Images numériques du musée Carnavalet, et Agnès Sire, directrice artistique de la Fondation HCB.
. Interview vidéo des commissaires de l’exposition
(Source: Fondation Henri Carter-Bresson)
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« L’Empereur romain, un mortel parmi les dieux » – Musée de la Romanité (13 mai – 19 septembre 2021)
Du 13 mai au 19 septembre 2021, le Musée de la Romanité organise, avec la collaboration du Musée du Louvre, la première exposition française intégralement consacrée au culte impérial : « L’Empereur romain, un mortel parmi les dieux ».
L’exposition retrace les origines du culte impérial, pratique instaurée par le premier empereur de Rome, Auguste, au Ier siècle av. J.-C. Au fil du parcours, le public découvre les références religieuses et mythiques qui légitiment le pouvoir de l’empereur et participent à la construction de son image dans l’ensemble de l’Empire.
À la croisée de l’art officiel, de la politique et de la religion, le parcours s’articule en deux parties, dans une scénographie originale permettant de visualiser les œuvres sous toutes leurs facettes.
. Vidéo motion design
En quelques séquences clés de la vie du premier empereur romain (les troubles de la République, l’assassinat de Jules César, la bataille d’Actium, les honneurs officiels reçus en 27 av. J.-C., les funérailles), un film d’animation relate l’extraordinaire destinée du jeune aristocrate qui fondera le régime impérial avant d’être divinisé après sa mort, devenant ainsi le « Divin Auguste » (Divus Augustus). Le film développe notamment les journées de cérémonies funèbres qui, du 6 au 11 septembre en 14 ap. J.-C., ont suivi la mort d’Auguste et consacré son entrée dans l’assemblée des dieux

. Jeu interactif
Le jeu interactif s’inspire librement d’une satire de Julien l’apostat, empereur romain du IVe
s. ap. J.-C. De manière très ironique, ce texte relate la compétition un peu vaine qui, à l’occasion d’un banquet donné par les dieux dans l’Olympe, aurait opposé les empereurs divinisés Auguste, Trajan, Marc-Aurèle, Constantin, Jules César divinisé et le conquérant Alexandre le Grand. Le joueur doit découvrir quel empereur est le plus grand et le plus valeureux au regard des dieux. Le traitement graphique de ce jeu a fait l’objet d’une attention particulière et mêle iconographie ancienne et illustration contemporaine. Son gameplay a été conçu afin de rendre très ludique et attractive pour tout public cette fable sur les rapports entre les dieux et les empereurs divinisés.

. Vidéo immersive « Le sacrifice »
Proposé dans un espace scénographique dédié où l’image est projetée simultanément sur trois parois, ce dispositif immerge totalement le visiteur dans une reconstitution visuelle du rituel du sacrifice romain. Procession religieuse, mise à mort, offrande aux dieux : chacune des phases du rituel fait l’objet d’un tableau vivant immersif et scénarisé. Iconographie ancienne et animations graphiques contribuent à faire de ce spectacle un moment émotionnel particulièrement fort de la visite de l’exposition.

. Réalité virtuelle « Le forum d’Auguste »
Proposée au public sous forme d’un film à 360° via un visiocasque, cette visite virtuelle, scénarisée et accompagnée d’un commentaire audio, permet au visiteur d’explorer le forum d’Auguste au Ier s. ap. J.-C. et de comprendre la portée politique de son programme décoratif. Cet ensemble monumental est reconstitué en 3D pour l’exposition dans le cadre d’un partenariat avec le CIREVE (Centre Interdisciplinaire de Réalité Virtuelle) de l’université de Caen.
Ce dispositif sera prolongé par une conférence interactive sur « Les lieux du pouvoir à Rome ». Proposée par le responsable de l’équipe du CIREVE, Philippe Fleury (Université de Caen), elle s’appuie sur l’exploration de restitutions architecturales en réalité virtuelle.

. Visite virtuelle
Samedi 18 septembre 2021, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, 17h30-18h45 : Visite de la maquette virtuelle de Rome : « Les lieux du pouvoir à Rome », avec Philippe Fleury, Professeur de latin et directeur du CIREVE (Centre Interdisciplinaire de Réalité Virtuelle), Université Caen-Normandie.
Présentation de l’exposition sur le site web du musée
(Sources: Musée de la Romanité)
- « Divas. D’Oum Kalthoum à Dalida » – Institut du monde Arabe (19 mai – 26 septembre 2021)
A l’occasion de l’exposition Divas, l’Institut du monde arabe déploie une riche programmation inédite sur son site web et ses réseaux sociaux, pour préparer et prolonger la visite à l’IMA.
. Web-série « Divas »
Cette web-série à retrouver sur la chaîne YouTube de l’IMA propose des images d’archive inédites, des anecdotes peu connues sur les vies de ces grandes divas narrées par les commissaires de l’exposition.
. Des recettes de cuisine inspirées des grandes divas arabes
Dans le cadre de sa nouvelle série consacrée à la cuisine, Sahha !, l’Institut du monde arabe invite des jeunes chefs nouvellement étoilés dans le Guide Michelin à découvrir l’exposition « Divas, d’Oum Kalthoum à Dalida » et à créer des recettes originales, inspirées par leur visite et par ces immenses artistes.
. Des tutos maquillage pour se maquiller comme les Divas
Ces tutos de maquillage sont donnés par Fifo, un artiste maquilleur d’origine libanaise connu pour ses vidéos humoristiques, son « look » hors du commun et son franc-parler, qui en ont fait une personnalité incontournable des réseaux sociaux. Fervent défenseur des droits LGBT+, il use de proverbes arabes pour répondre aux discriminations visant les minorités, et lutte contre la transphobie, la biphobie et l’homophobie.
. Des filtres en réalité augmentée sur Instagram pour se transformer en Diva
. Une playlist Deezer Divas
Présentation de l’exposition sur le site web du musée
(Sources: Institut du monde Arabe)
- « Jeff Koons Mucem. Œuvres de la Collection Pinault » – Mucem (du 19 mai au 18 octobre 2021)
L’exposition « Jeff Koons Mucem. Œuvres de la Collection Pinault », conçue en étroite collaboration avec l’artiste américain, présente à Marseille certaines de ses œuvres les plus célèbres, et explore la relation entre ces œuvres et les objets du quotidien, photographies et documents de l’immense collection du Mucem, référence dans le domaine des arts populaires.
. Présentation vidéo de l’exposition
. Jeff Koons – spectacle en 4 épisodes
En parallèle de l’exposition « Jeff Koons Mucem », le metteur en scène Hubert Colas propose une étape de création de la pièce Jeff Koons de l’auteur allemand Rainald Goetz, qui se déploiera en quatre épisodes, et dans différents espaces du Mucem.
Avec la pièce Jeff Koons, Rainald Goetz invite à une immersion dans le milieu de l’art contemporain. Il dépeint, avec un regard empreint d’ironie, les frasques d’un spécimen de ce genre « à part », quelques instants de la vie d’un artiste au sommet de son art : errance en discothèque, beuveries entre collègues, inspiration, interviews, introspection, rencontre amoureuse, réalisation technique de l’œuvre, paternité, discours et drague en vernissage…
Episode 1 : 5 et 6 juin à 18h30 à l’auditorium (12 € / 9 €)
Episode 2 : 9 et 10 juillet à 20h30 au forum (12 € / 9 €). Boucle théâtrale et musicale ouverte en continu de 20h30 à 23h30 (départs de boucle à 20h30, 21h30 & 22h30).
Episode 3 : 28 et 29 août dans l’exposition « Jeff Koons Mucem. Œuvres de la collection Pinault » (11 € / 7,50 €)
Episode 4 : 11 et 12 septembre au forum (12 € / 9 €)
(Source: Mucem)
- « Salgado Amazônia » – Philharmonie de Paris (du 20 mai au 31 octobre 2021)
L’exposition met en exergue la richesse de l’univers sonore amazonien en faisant dialoguer les impressionnants clichés de Salgado avec une création inédite de Jean-Michel Jarre conçue à partir de sons concrets de la forêt. Le bruissement des arbres, le cri des animaux, le chant des oiseaux ou encore le fracas des eaux qui se précipitent du haut des montagnes, collectés in situ, au cœur de la forêt amazonienne, composent un paysage sonore adapté au parcours de Salgado.
. Entretien vidéo avec Jean-Michel Jarre
. Série de podcasts « Salgado Amazônia »
Dans cette série de podcasts, Sebastião Salgado transporte l’auditeur au cœur de la forêt brésilienne et fait entendre, de l’intérieur, les voix de l’Amazonie. Le photographe partage ses souvenirs, anecdotes et expériences, fruits de sept ans de voyage et de rencontres avec les communautés indiennes.
(Source: Philharmonie de Paris)
Et à Monaco ….
- « « Alberto Giacometti. Une rétrospective. Le réel merveilleux » – Grimaldi Forum (3 juillet au 29 août 2021)
Durant l’été 2021, le Grimaldi Forum présente pour la première fois à Monaco une grande rétrospective de l’œuvre du sculpteur et peintre Alberto Giacometti, la plus importante de ces dernières années. Organisée en association avec la Fondation Giacometti qui accorde ici un prêt exceptionnel, cette exposition fait la part belle à toutes les périodes de l’artiste et à tous les media auxquels il a eu recours.
Elle offre une vue complète de la création d’Alberto Giacometti, des œuvres de jeunesse à la période surréaliste, du retour à la figuration à l’invention des icônes de l’après-guerre.
Rassemblant plus de 230 œuvres, jalonnée de chefs d’œuvres et accompagnée de photographies et de films, cette rétrospective proposera aux visiteurs de merveilleuses découvertes dans le cadre d’un parcours orchestré par la commissaire Émilie Bouvard, directrice scientifique et des collections de la Fondation Giacometti.
. Espace immersif : L’atelier Giacometti
C’est l’atelier d’Alberto Giacometti qui est prétexte à décliner un dispositif audiovisuel immersif, signature emblématique du Grimaldi Forum Monaco qui permet chaque année au visiteur une plongée inédite dans un élément de contexte fort de l’exposition.

Reposant sur des instants, anecdotes, témoignages et dialogues entre Giacometti et Isaku Yanaihara, professeur de philosophie japonais qui va poser pour l’artiste à partir de 1956, des projections de vue de l’atelier offriront une évocation sensible de la vie de Giacometti ; un dialogue entre l’artiste et le visiteur – Yanaihara -, qui pourrait être aussi le spectateur lui-même.
Au centre de la scène, le visiteur voit et comprend l’histoire de l’intérieur. Il déambule au gré des mini-récits, racontant le travail de Giacometti face à Isaku Yanaihara.

Dans le dispositif, une représentation du plan de l’atelier au sol et, sur les murs, une gigantesque fresque animée, dans un noir et blanc élégant, qui offre une vision recomposée de l’atelier en mouvement permanent.
Utilisant son très riche fonds d’images, ce programme audiovisuel immersif donne à voir l’artiste lui-même à l’œuvre, peignant ou modelant, réinvestissant ainsi l’espace par son geste au cœur de l’atelier recomposé.
D’une durée de 7 minutes, le film est projeté sur trois murs et deux panneaux en recto-verso au centre de l’atelier. Il offre des points de vue différents et des images difractées, laissant au visiteur la liberté de constituer son propre montage visuel.
Le commentaire sonore, complété d’une sonorisation d’ambiance spatialisée, est sous-titré en anglais. Réalisée par Mosquito, avec lequel le Grimaldi Forum a déjà collaboré en 2015 et 2016, et AnimaViva, cette installation devrait marquer cette exposition.
Présentation de l’exposition sur le site web du musée
(Sources: Grimaldi Forum)
SOURCES: musées
PHOTOS: musées
PHOTO CAROUSEL: Affiche de l’exposition « Divas » à l’Institut du monde Arabe
Date de première publication: 25/05/2021









