Gabrielle Radica, La famille des classiques. Parenté, mariage et propriété dans la philosophie des XVIIe et XVIIIe s.
La famille moderne n'est plus, mais son histoire reste indispensable pour qui veut comprendre qu'elle a constitué à la fois un repoussoir et un laboratoire de la famille contemporaine. Nous héritons d’une institution complexe dans laquelle la hiérarchie, la division du travail, la différence sexuelle et générationnelle, la subsistance, le soin, les sentiments et les modalités de l’affiliation ont été bouleversés. Faire l’histoire de la famille moderne, c’est aussi la restituer dans les doctrines philosophiques classiques qui lui consacrèrent une vive attention. Grotius, Hobbes, Locke, Pufendorf, Montesquieu, Rousseau et Diderot : tous ces auteurs ont été des philosophes de la famille, tous ont affiné leurs notions afin d’intégrer la famille dans leur théorie politique et leur ontologie sociale.  Ce recueil d’études entend présenter la richesse de leur pensée sur ce point souvent négligé du commentaire. On voit Locke promouvoir l’égalité parentale, Hobbes juridiciser la question du soin, Montesquieu se pencher sur le sort des héritières, et Pufendorf légiférer sur la conversation des époux. L’histoire de la famille dénaturalise nos convictions à son sujet. N’est-ce pas là l'une des fonctions de la philosophie ? Sommaire Introduction. Philosophie classique de la famille Première partie. La petite société et la grande. Genèses et [...]
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