« Les lois doivent-elles être promulguées par le Roi ? » (source : https://www.youtube.com/watch?v=-M34VCP8ghk) Dans les hiérarchies antiques le Roi devait toujours être un « Initié » ; lorsque certains monarques assumaient ce rôle sans avoir les qualités nécessaires, il s'ensuivait pour les nations toutes sortes de catastrophes. Ainsi, dans l'ancien système de gouvernement, la Déesse (Reine diront les « modenes ») régnait, mais elle avait des auxiliaires, qui l'aimaient et la respectaient. Un homme, près d'elle, était son « Lieutenant », c'est-à-dire son « Tenant-Lieu », ou son officier (on dira plus tard son vicaire), qui servait d'intermédiaire entre elle et le peuple et transmettait ses ordres. En Chaldée, on l'appelait « Lou-gal » (homme grand) ou « Patesi », ce qui veut dire « soumis à la Déesse ». Selon les nations, on nommait un « Kank » ou « Kang » ou « King », qui signifia plus tard « Roi », qu'on regardait comme le délégué de la Déesse institué par Elle, par sa faveur divine. Et le peuple se soumettait sans aucune hésitation à ce chef qu'elle avait nommé et qui était, autant « Pontife » que Roi. En Chine, le « Roi-Pontife » était appelé « Wang » (ou « Ouang ») ; il exerçait la fonction de « Médiateur », c'est-à-dire « celui qui faisait le pont » (ou le « joint » suivant une vieille expression de bâtisseur) entre le « Ciel » et la « Terre ». À côté de la Voluspa, chez les Celtes de la Scandinavie, on trouve le « Kang ». À Rome, près de la « Bona Dea » (devenue le « Bon Dieu » des religions modernes) est le « Prator Consul ». Chez les Hébreux, à côté de la Déesse HeVaH se trouve celui qu'on appelle son « Maléak ». Faisons remarquer en passant que l’Archange Saint-Michel qui est appelé « Mikael » en hébreu (« Michaël » en allemand), est l'anagramme du mot arabe « Al Kemi » dont on a fait « Alchimie » ; c'est aussi l'anagramme du mot « Malaki » qui, selon l'interprétation kabbalistique signifie « mon ange » ou plutôt « mon envoyé », et correspond au mot hébreu « Maléak » qui a le même sens. (...) C'est Junon, dit la Mythologie, qui inventa la monnaie, ce qui fit donner à la Déesse le surnom de « Juno Moneta » ; près d'elle se trouve une autre Déesse, Pecunia, dont on fit la Déesse de l'argent monnayé et qui pendant longtemps centralisa dans le Temple de Junon l'administration des monnaies à Rome. C'est l'autorité spirituelle seule qui avait le droit de frapper monnaie, ce qui lui donne une force nouvelle, appuyée, du reste, sur celui qui est l'auxiliaire dévoué de la Déesse, le Chevalier, « Eques », vassal de la Dame « Faée » (Fée). Précisons en passant que le mot « Faée » va devenir « faraï » ou « pharaï » (parler), et c'est de ce mot que les Egyptiens feront le mot « Pharaon » qui désignait « l'inspirée qui parle ». Les Hébreux, de cette même racine, feront « Prophétesse » qui veut dire « premier oracle ». Enfin, rappelons que « Faramonde » est le nom d'une « Fée » qui joua un grand rôle au début de l'Histoire de France (devenue « Pharamond » qui, dit-on, fut le premier roi de France). Ce terme rapproche singulièrement les Déesses du Nord des Pharaons de l'ancienne Egypte. On disait du Chevalier qu'il était légal et féal, c'est-à-dire loyal et fidèle à sa suzeraine. La Chevalerie était la pratique de l'équité, la Justice Divine, équitable, d'où « Eques » qui a fait « équestre », « équitation », etc. Rappelons que, dans la langue celtique, le cheval monté par le Chevalier était appelé « marc'h », et le Chevalier qui le montait « Marquis », dont on a fait « Homme de marque », au lieu d'« homme de cheval ». Rappelons, aussi, qu'on mettait le cheval sur les monnaies gauloises, et c'est de ce nom « marc'h » qu'on a fait le nom de l'ancienne monnaie Allemande : Mark (Deutsche Mark). Remarquons ici l'importance du symbolisme chevalin, que l’on retrouve également dans diverses représentations de la Parousie universelle. NB : La monnaie, dans le régime masculin, contribua à changer complètement les mœurs, On créa le régime que Fabre d'Olivet appelle « Emporocratique », mot nouveau pour exprimer une idée nouvelle. Il est tiré du grec et signifie « marchand » et « force », c'est-à-dire la prédominance des intérêts économiques considérés comme mobiles de gouvernement. C'est le régime dans lequel tout se vend ; l'homme est un marchand, il se vend lui-même, c'est-à-dire vend ses services et vend tout ce dont il peut disposer. Notons au passage que les pays d’Europe où l’Emporocratie a dominé ont été successivement l’Italie, les Pays-Bas et l’Angleterre. Les auteurs qui ont envisagé l'origine de la monnaie n'ont envisagé que cet aspect de la question. Ils font tout commencer au régime masculin et ne nous disent rien du régime antérieur. Cependant, tout existait déjà avant ce régime, et faisait partie des lois naturelles, « Jus naturale », qui contiennent l'explication de toutes les origines. Sans ces lois, nous ne pouvons pas comprendre le premier régime économique. Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/faitsettempsoublies.html
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