Elsa Jacquemot, le cauchemar !

Venue à bout de Marta Kostyuk, 20e au classement, dimanche dernier pour ses débuts dans le tournoi, Elsa Jacquemot (22 ans) se prenait à rêver de réaliser un superbe parcours dans cet Open d’Australie.

Elle n’ira malheureusement pas plus loin que le 2e tour et Varvara Gracheva, qui affrontera jeudi la numéro 5 mondiale Elina Rybakina, reste l’unique rescapée des Bleues. Jacquemot, qui s’était (légèrement) dégagé sa partie de tableau en s’offrant Kostyuk – à l’issue d’un match marathon assez incroyable conclu au super tie-break – avait pourtant un vrai coup à jouer mardi contre une Yulia Putintseva (31 ans) loin du niveau qui lui avait permis de se hisser dans le Top 20.

Et ce d’autant que Simon Blanc, l’actuel coach de la Lyonnaise, a longtemps dirigé la Kazakhe que sa protégé affrontait lors de ce 2e match. Malheureusement pour la jeune Française comme pour son entraîneur, cette deuxième sortie a tourné à la déculottée (6-1, 6-2 en 1h14) avec une Jacquemot complètement sortie de son match dès un premier jeu, long de dix minutes, au cours duquel la désormais 94e au classement a abreuvé son adversaire d’amorties et variations en tout genre.

Jacquemot recadrée par son agent après que son coach a… quitté le court

Plutôt que de chercher à se reconcentrer tout de suite sur son tennis, la 60e mondiale s’en est pris à son clan et en particulier à son coach (« La tactique, elle est pourrie. Ah, c’est très fort »), qu’elle n’a plus lâché ensuite au point que Blanc, furieux (il a pointé sa joueuse du doigt en quittant les tribunes), a fini par sortir du court, laissant sa protégée poursuivre son cauchemar seule.

Menée 6-1, 5-1 plus tard lors de ce match qu’elle a perdu assurément toute seule en l’offrant à Putintseva sur un plateau, Jacquemot, recadrée par son agent Arnaud Restifo après le départ de Blanc (« Reprends tes esprits et joue ton tennis, bordel ! »), a remporté un dernier jeu, mais uniquement pour la forme. Car la finaliste du Challenger de Limoges en décembre dernier s’était sabordée depuis bien longtemps déjà. Et l’issue ne laissait aucun doute. Même si ce craquage en règles devrait assurément laisser des traces.

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