Le mea culpa de Jacquemot

Le court numéro 5 résonnait encore du coup de sang d’Elsa Jacquemot, pulvérisée mercredi au 2e tour par Yulia Putintseva en offrant littéralement la victoire à la Kazakhe, lorsque cette dernière s’est présentée devant la presse. Visiblement toujours marquée par la façon dont elle s’était sabordée un peu plus tôt alors que son exploit de dimanche contre Marta Kostyuk pouvait lui laisser espérer une belle suite de parcours.

« C’était très compliqué. À partir du premier jeu, il y a des choses qui m’ont perturbée. C’est une défaite très difficile. Je ne sais pas quoi dire », a lancé d’emblée la jeune Lyonnaise, consciente qu’elle avait fait cadeau de la victoire à son adversaire du jour. « Ce match, je suis passée complètement à côté », a avoué la protégée de Simon Blanc dans un discours ayant tout du mea culpa.

Toutefois, paradoxalement, si l’unique Française présente au 2e tour avec Varvara Gracheva reconnaît qu’elle va devoir tirer les enseignements de son pétage de plombs du jour pour encore progresser psychologiquement, elle assure en parallèle que le mental reste son… point fort.

Jacquemot: « Travailler sur les choses extérieures qui peuvent me perturber »

« Je le redis, c’est ma plus grande force. Mais c’est vrai que ça peut être aussi… Là, on voit que sur un match comme ça, je me suis laissée perturber sur un truc extérieur. Malheureusement, je n’ai pas su me remettre dedans. J’ai plein de choses à faire évoluer sur ça. Je vais travailler sur ça », assure la 60e mondiale, insistant beaucoup par ailleurs sur ce « truc extérieur » qu’elle souhaite garder pour elle néanmoins.

« Je n’ai pas forcément envie d’en parler maintenant, c’est ma sphère privée (…) Ce n’est pas un truc simple. Ce n’était pas un match évident pour moi. Il faut que je travaille sur les choses extérieures qui peuvent me perturber. Je suis passée à côté. C’est à moi de travailler ça pour les prochains matches, apprendre à rester plus focus sur moi-même et que ça me perturbe moins. »

Par « ce truc extérieur qui a pu prendre autant d’ampleur dans la tête » de la tombeuse de Kostyuk, certains y verront évidemment ces propos très durs tenus dès le début de la rencontre à son clan et plus précisément à son coach Simon Blanc, qui en a même quitté le court, fou de rage. Jacquemot, qui a vécu d’entrée un cauchemar face à une joueuse que son coach avait longuement entraînée – ce qu’elle a eu énormément de mal à avaler sur le moment, semblait déjà alors presque écœurée.

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