Grandir trop vite ? Petite crasse, ou l'enfance sans savon

Été 1989, au ras du bitume, entre des odeurs de chiens errants et des secrets d’adultes. D’emblée, la voix de Judith s’impose, brute, drôle, indisciplinée : « Le dimanche quand il fait beau, je vais aux Trieux nourrir les chiens. » En une phrase, le décor est planté : un terrain vague, des bêtes abandonnées, une enfant déjà trop lucide pour son âge.

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