
il est intéressant de chercher à progresser sur la fiabilité des drones de surface : a priori, il n'existe aucune limite indépassable ou particulièrement complexe en la matière : on est sur de l'automatisation pure. Robustesse et grande autonomie des plateformes, fiabilité des automatismes en environnement marin, redondance des systèmes critiques... c'est largement à notre portée.
Paradoxalement, plus le navire dronisé sera grand, et plus il sera facile de le rendre robuste, endurant et fiable. Pour accélérer cette phase de mise au point/fiabilisation, on devrait s'inspirer des néerlandais, qui développent des grands drones de surface... avec une présence humaine optionnelle à bord pour superviser le bon fonctionnement des automatismes, permettant si besoin de "reprendre la main" à tout moment. Cette approche est intelligente et pragmatique : cela rassure, et accélère considérablement ces phases d'essais en mer, ainsi que les manœuvres portuaires.
Il est heureux que la Marine envisage enfin explicitement l'emploi d'un drone armé (un tabou qui tombe enfin !). Au risque de jouer les grincheux, on reste cependant sur une toute petite échelle, et un faible niveau d'ambition, de tels USV légers étant déjà en test ou en service dans de nombreux pays... On reste en effet sur des drones qui s'apparentent toujours à des "jouets", des coques de noix probablement dérivées de semi-rigides existants de 9-10 mètres, dotées d'une simple mitrailleuse, dont l'autonomie et la tenue à la mer seront nécessairement réduites, et qui resteront les accessoires des "vrais" bateaux. Mais c'est un début...
L'objectif, c'est de doter notre Marine de grands drones de surface, du gabarit approximatif d'une corvette (environ 1000 tonnes), dotés a minima d'un radar, d'un sonar, de liaisons de données, de tubes verticaux et d'un système d'autodéfense. Ces bâtiments auront donc une excellente autonomie et une bonne tenue à la mer, leur permettant sans difficultés d'accompagner les frégates. Ces grands drones de surface seront destinés à opérer en réseau, et en nombre variable, sous le contrôle d'une frégate qui supervisera leurs déplacements et leurs actions, analysant les données reçues par les senseurs des drones, ce qui décuplera littéralement ses propres capacités de détection et de contrôle dans tous les domaines (aérien, de surface, ASM : imaginez la taille de la bulle aéromaritime que pourra contrôler la frégate grâce à ses drones !), ainsi que ses capacités de frappe, les drones faisant également office de "réservoirs à missiles" au profit de la frégate.
Espace publicitaire · 300×250

