Suicide de Camélia : "Elle m'avait dit...", ces SMS glaçants envoyés juste avant le drame
<p>À Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, le prénom de <strong>Camélia</strong> est désormais associé à une absence insupportable. Cette lycéenne de 17 ans, scolarisée au lycée Honoré-de-Balzac, s'est donné la mort le 13 janvier 2026 en gare de Villeparisis–Mitry-le-Neuf. Depuis, ses derniers SMS hantent sa famille et ses camarades.</p> <p>Les faits présumés de <strong>harcèlement scolaire</strong>, signalés dès décembre 2025, font l'objet de deux enquêtes ouvertes par le parquet de Meaux, dont une pour "harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider", passible de dix ans de prison. Au centre du dossier, une poignée de messages écrits dans l'urgence, quelques heures avant le drame.</p> <h2>Camélia harcelée, une journée ordinaire qui a basculé</h2> <p>Le mardi 13 janvier, la lycéenne de terminale STMG est convoquée chez le chef d'établissement du lycée Honoré-de-Balzac dans le cadre du traitement des faits de harcèlement. Selon sa famille, cette réunion, censée la protéger, lui donne au contraire le sentiment d'être mise en cause, alors que les élèves soupçonnés ont déjà été entendus.</p> <p>Dans les couloirs comme en ligne, les attaques auraient duré des mois : moqueries, rumeurs sur sa vie privée, messages blessants sur Snapchat ou TikTok. Des camarades la décrivent comme "super souriante", "super ouverte" et qu'elle avait "vraiment bien caché sa souffrance", ont-ils confié, des mots qui contrastent avec la violence subie.</p> <div class="beop-placeholder"> <div class="beop-logo"> <img decoding="async" itemprop="thumbnailUrl" src="https://sf1.closermag.fr/wp-content/uploads/closermag/2025/12/logo.png" alt="Closer" width="70" /> </div> <div class="beop-lines"> <div></div> <div></div> <div></div> <div></div> </div> <div class="BeOpWidget" data-content="696f62003cf7cb0001113c81" data-name="embed-696f62003cf7cb0001113c81"></div> <script> window.beOpAsyncInit = function() { BeOpSDK.init({ account: "5989901dc9e77c00012325ca" }); BeOpSDK.watch(); }; </script> <script src="https://widget.collectiveaudience.co/sdk.js" async></script></div> <h2>Ces SMS glaçants envoyés à sa mère avant le drame</h2> <p>À la sortie de son entretien au lycée, Camélia écrit à sa mère pour raconter qu'elle se sent tenue pour responsable et qu'une sanction disciplinaire est évoquée. Elle dit aussi que certains adultes estiment qu'elle se victimise. Puis vient ce dernier message, cette phrase qui ressemble à un adieu plus qu'à un simple mot tendre.</p> <p>"Je t'aime et t'es la meilleure maman du monde", a-t-elle écrit à sa mère, selon Europe 1. Un SMS court, sans explication, reçu alors que l'adolescente se dirige vers la gare de Villeparisis–Mitry-le-Neuf. Quelques minutes plus tard, la jeune fille se donne la mort, laissant sa mère seule face à ces mots impossibles à oublier.</p> <p>Face aux enquêteurs, la mère de Camélia a immédiatement fait état des situations de harcèlement que sa fille affirmait subir depuis le mois de décembre, des éléments corroborés par le témoignage de la voisine. "On prenait le bus ensemble. Du coup, elle m'avait dit qu'elle se disputait un peu au lycée. Elle me disait que certaines filles la faisaient chier, et que c'était assez compliqué. Je lui ai dit que ça pouvait se régler si elle en parlait à l'établissement", se rappelle l'adolescente.</p> <h2>Quand les messages deviennent des preuves de harcèlement</h2> <p>Les enquêteurs ont saisi téléphones et conversations sur les réseaux pour reconstituer l'engrenage du <strong>cyberharcèlement</strong>. Dans ce type de dossier, les captures d'écran, les historiques de groupes et les SMS d'insultes comme "Tu sers à rien" ou "Va mourir" montrent un <strong>harcèlement de meute</strong>, où chaque message ajoute une pierre à la pression collective.</p> <p>Ces échanges peuvent conduire à retenir l'infraction de "harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider", punie jusqu'à dix ans de prison, ou la "provocation au suicide", passible de trois ans de prison et 45 000 € d'amende, portée à cinq ans et 75 000 € quand la victime a moins de 15 ans. Face à des propos graves, le "C'était pour rire" avancé par certains harceleurs ne tient plus.</p><meta name="original-source" content="https://www.closermag.fr/vecu/faits_divers/camelia-harcelee-elle-mavait-dit-ces-sms-glacants-envoyes-juste-avant-le-drame-3612964" /><meta name="syndication-source" content="https://www.closermag.fr/vecu/faits_divers/camelia-harcelee-elle-mavait-dit-ces-sms-glacants-envoyes-juste-avant-le-drame-3612964" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
Espace publicitaire · 300×250