Mort de Valentino Garavani : « Si je n’étais pas devenu couturier, j’aurais été architecte » : cette résidence française qu’il avait restaurée comme une œuvre d’art
<p>Le monde de la mode perd l’un de ses derniers géants. Valentino Garavani est décédé ce lundi 19 janvier, à l’âge de 93 ans, à son domicile romain. L’annonce a été confirmée par l’agence italienne Ansa, citant la Fondation Valentino Garavani et Giancarlo Giammetti, compagnon et partenaire de toujours. Quelques mois après la disparition de Giorgio Armani, la haute couture italienne voit s’éteindre une autre figure mythique. Mais Valentino ne se résumait pas à la mode. Derrière le couturier des princesses se cachait un esthète total, pour qui l’architecture, la décoration et l’art de recevoir étaient indissociables de la création. En France, ce goût absolu pour le beau a trouvé son écrin le plus spectaculaire : le château de Wideville, près de Paris.</p> <h2>Valentino : un château historique près de Paris, restauré comme un manifeste esthétique</h2> <p data-start="1222" data-end="1552">À une quarantaine de kilomètres de la capitale, <a href="https://www.lejournaldelamaison.fr/le-journal-de-la-maison/reportages-maisons/maisons-campagne/catherine-lara-calme-ideal-pour-ressourcer-milieu-nature-verdure-grande-maison-architecte-verre-dans-yvelines-532892.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">dans les Yvelines</a>, <strong data-start="1289" data-end="1316">le château de Wideville</strong> est un édifice du XVIIᵉ siècle de style Louis XIII, reconnaissable à <strong>ses briques rouges et à ses pierres claires.</strong> Chargée d’histoire, cette demeure fut autrefois liée à la cour de France et à plusieurs grandes familles aristocratiques. <strong>Valentino</strong> acquiert Wideville au milieu des années 1990. Séduit par son allure et son potentiel, il entreprend une <strong data-start="1668" data-end="1702">vaste campagne de restauration</strong>, épaulé par le décorateur Henri Samuel. L’objectif n’est pas de figer le château dans une lecture muséale, mais de lui redonner une vie contemporaine, fidèle à son histoire.</p> <p data-start="1878" data-end="2227">La restauration est menée <strong data-start="1904" data-end="1923">pièce par pièce</strong>, avec une précision quasi obsessionnelle. Le raffinement français dialogue avec des influences plus exotiques, notamment asiatiques, que le couturier affectionnait. <strong>Boiseries, textiles, mobilier, objets d’art</strong> : chaque élément est choisi avec soin, dans une recherche constante d’équilibre et d’harmonie. Le domaine s’étend sur plus d’une centaine d’hectares. <strong>Jardins dessinés avec minutie, pigeonnier, pavillon et grotte de coquillages</strong> composent un décor presque <strong>théâtral</strong>, pensé comme une expérience sensorielle à part entière.</p> <h2 data-start="1878" data-end="2227">Valentino : sa maison en France, refuge et scène mondaine à la fois</h2> <p data-start="1878" data-end="2227">Plus qu’<a href="https://www.lejournaldelamaison.fr/le-journal-de-la-maison/reportages-maisons/maisons-reportages-maisons/gerald-de-palmas-fait-plus-vingt-ans-viens-ici-ex-femme-passait-toutes-vacances-vrai-attachement-coin-residence-secondaire-coeur-pays-dauge-533181.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">une résidence secondaire</a>, Wideville était le centre de gravité du style de vie de Valentino en France. Le <strong>château</strong> servait de refuge, de lieu de mémoire et de scène mondaine. Le couturier y évoquait volontiers ses débuts parisiens, ses années chez<strong> Jean Dessès et Guy Laroche,</strong> ou encore ses premières créations pour <strong>Jackie Kennedy et Marie-Hélène de Rothschild</strong>.</p> <p data-start="1878" data-end="2227">Depuis sa retraite officielle de la couture en <strong>2008</strong>, Valentino y passait plusieurs mois par an. Il y cultivait l’art de recevoir avec le même sens de la mise en scène que dans ses défilés : dîners fastueux, fêtes thématiques et grandes réceptions, notamment lors des semaines de la mode à Paris. <strong>Le gotha international</strong> y défilait naturellement :<strong> reines, princesses, héritières et grandes clientes</strong>, de Maxima des Pays-Bas aux princesses de Scandinavie, en passant par Marie-Chantal de Grèce ou la reine Sirikit de Thaïlande. Wideville devenait ainsi un lieu de rencontres, à la frontière entre patrimoine français et mythologie de la mode.</p> <p data-start="1878" data-end="2227"> <blockquote class="instagram-media " style="background: #ffffff;border: 0;margin: 1px;width: 100%;padding: 0;max-width: 500px;" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/DTtJvpCCJcD/" data-instgrm-version="14"></blockquote></p> <h2 data-start="1878" data-end="2227">Mort de Valentino : cette maison à Rome où il passa ses derniers instants</h2> <p data-start="261" data-end="699">Rome a toujours été le cœur battant de la vie de <strong data-start="310" data-end="351"><span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline" >Valentino Garavani</span></strong>. C’est dans la Ville éternelle qu’il s’éteint, et c’est aussi là qu’il avait donné libre cours à son autre grande passion : l’architecture intérieure. Dès 1972, le couturier acquiert <a href="https://www.lejournaldelamaison.fr/le-journal-de-la-maison/reportages-maisons/maisons-bord-de-mer/samuel-le-bihan-mer-adn-somptueuse-villa-nice-style-provencal-avec-piscine-jardin-grande-terrasse-533137.html?utm_source=rss_feed&#038;utm_medium=link&#038;utm_campaign=unknown">une vaste villa</a> située près de la <strong data-start="569" data-end="610"><span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline" >Via Appia</span></strong>, qu’il transforme en résidence de campagne luxueuse, foisonnante et intensément décorée.</p> <p data-start="701" data-end="1169">Cette maison romaine, pensée en <strong>collaboration</strong> avec le décorateur <strong data-start="766" data-end="807"><span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline" >Renzo Mongiardino</span></strong>, est l’un des reflets les plus aboutis de sa personnalité esthétique. Loin de toute sobriété, Valentino y cultive une opulence assumée : <strong>motifs floraux, textiles précieux, accumulation d’objets d’art, tableaux anciens et porcelaines rares</strong> composent un décor presque théâtral. « Il est certain que si je n'étais pas devenu couturier, j'aurais été architecte d'intérieur. J'ai toujours été obsédé par la beauté sous toutes ses formes. On commence par un hasard, un meuble, un objet, un tableau, et un univers se développe peu à peu autour de lui. Si on a du goût, on peut tout mélanger. » peut-on lire dans les colonnes de <em>AD</em>. On y retrouvait aussi, par touches savamment dosées, <strong>le célèbre rouge Valentino</strong>, ce rouge si particulier- mélange subtil d’orange, de violet et de carmin- qu’il considérait comme une signature émotionnelle autant qu’esthétique. « J'aime cette couleur parce qu'elle convient à tous les types de femmes. Mes collègues disaient que cette couleur était trop Valentino, ce qui m'amusait beaucoup. Aujourd'hui, elle est omniprésente et j'en suis ravi. » avait-il confié.</p> <meta name="original-source" content="https://www.lejournaldelamaison.fr/le-journal-de-la-maison/reportages-maisons/maisons-reportages-maisons/mort-de-valentino-garavani-si-je-netais-pas-devenu-couturier-jaurais-ete-architecte-cette-residence-francaise-quil-avait-restauree-comme-une-oeuvre-d-533789.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.lejournaldelamaison.fr/le-journal-de-la-maison/reportages-maisons/maisons-reportages-maisons/mort-de-valentino-garavani-si-je-netais-pas-devenu-couturier-jaurais-ete-architecte-cette-residence-francaise-quil-avait-restauree-comme-une-oeuvre-d-533789.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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