
<p data-start="319" data-end="809">L’histoire de Mickaël, cadre parisien, commence comme celle de nombreux propriétaires confiant la gestion de leur bien à une agence immobilière pour <strong>s’éviter les tracas du quotidien</strong>. Elle se transforme pourtant en un enchaînement de décisions contestables, d’erreurs lourdes de conséquences et d’un imbroglio juridique qui le prive aujourd’hui de toute<strong> capacité d’agir sur son propre logement</strong>. À la clé, plus de 45 000 euros de loyers impayés et une situation personnelle devenue intenable.</p> <p data-start="811" data-end="1550">Au printemps 2024, Mickaël tente de rompre le mandat qui le lie à Check My Guest, chargée depuis un an de <strong>gérer son deux-pièces de 39 m²</strong> dans le 20ᵉ arrondissement de Paris. Il reproche à l’agence une vacance locative excessive. Lorsqu’on lui annonce, in extremis, qu’un locataire a été trouvé, il accepte finalement de poursuivre. Un bail civil est signé le 30 avril. L’agence lui <strong>promet une location sécurisée</strong>, un revenu mensuel de 1 900 euros et une possibilité de résiliation rapide en cas de problème. «<em> Je n’étais pas serein. Mais ils ont fait le maximum pour me rassurer en me parlant d’une location sur un an et en me disant que si le locataire partait dans les six mois, je pourrais résilier le mandat immédiatement. J’ai accepté</em> », partage-t-il dans les colonnes du <a href="https://www.lefigaro.fr/argent/quand-tout-sera-regle-je-quitterai-la-france-un-proprietaire-piege-par-un-serial-squatteur-et-45-000-euros-de-loyers-impayes-20260116?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown" target="_blank" rel="nofollow noopener"><em>Figaro</em></a>.</p> <h2>Squat : des documents falsifiés dès l’entrée dans les lieux</h2> <p data-start="1552" data-end="2211">Dès le mois suivant l’entrée dans les lieux, le<strong> locataire cesse de payer</strong>. La situation bascule. Mickaël réclame alors les documents qui auraient dû lui être transmis spontanément. Lorsqu’il les obtient, en juillet 2024, il découvre des justificatifs manifestement falsifiés. «<em> Ce sont des faux et de très grossiers faux ! L’agence n’a pas fait la moindre vérification. Je ne vois pas comment eux, qui sont des experts de la location, sont passés au travers de ça. Il suffit pourtant de lire les documents</em> ». Les <strong>incohérences sautent aux yeux</strong> : dates impossibles, bulletins de salaire contradictoires, rémunérations identiques sur plusieurs périodes irréalistes.</p> <p data-start="2213" data-end="3216">Les anomalies ne s’arrêtent pas là. Le contrat de travail est tamponné mais non signé,<strong> l’adresse de l’employeur est obsolète</strong>, et <a href="https://www.mariefrance.fr/insolite/evite-fraudes-agence-immobiliere-regarde-plus-fiches-paie-mise-locataires-sympas-1228883.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">la solvabilité du locataire ne tient pas</a>. Comment assumer un loyer de 2 250 euros avec un salaire net inférieur à 3 000 euros ? Le bail précise en outre que le logement parisien serait une <strong>résidence secondaire</strong>, la résidence principale se situant à Fontenay-sous-Bois, à seulement quelques kilomètres. Autant d’éléments qui auraient dû alerter.</p> <p data-start="2213" data-end="3216">« <em>De manière générale, une agence est tenue de bien sélectionner et de <strong>vérifier la solvabilité des candidats</strong> à la location de manière sérieuse par l’étude notamment de tous les documents tant dans leur véracité que dans leur cohérence. Si le dossier du locataire présente une fragilité financière, elle doit aussi en informer le bailleur car une agence mandataire a une obligation d’information et de mise en garde. Elle doit tout mettre en œuvre pour <strong>éviter l’entrée d’un locataire défaillant</strong></em> », rappelle Me Valérie Moulines Denis.</p> <div id="attachment_1226852" class="wp-caption alignnone"><span style="display: block;" class="wrap-img" id="wrap-img-1226852"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-1226852" itemprop="thumbnailUrl" class="wp-image-1226852 img-responsive size-full" src="https://sf.mariefrance.fr/wp-content/uploads/sites/5/2025/12/copie-de-sans-titre-8.jpg" alt="Bâtiments résidentiels" width="1280" height="720" /></span><p id="caption-attachment-1226852" class="wp-caption-text">Le squat s’installe dès le départ sur la base de documents falsifiés et d’un dossier locataire dont les incohérences auraient dû alerter l’agence</p></div> <h2>Le squat plonge le propriétaire dans l’impasse financière</h2> <p data-start="3218" data-end="3689">Privé de loyers pendant vingt mois, <strong>sans assurance loyers impayés</strong>, Mickaël se retrouve en grande difficulté financière. Les sommes qu’il devait percevoir couvraient son crédit immobilier et les charges de copropriété. «<em> Je me demande chaque jour comment je vais m’en sortir. Je ne sais pas comment j’ai réussi à tenir jusqu’à maintenant</em> ». Il<strong> saisit la justice</strong> à l’automne 2024, persuadé que le droit jouera en sa faveur. La décision rendue en mai 2025 le laisse sans voix.</p> <p data-start="3691" data-end="4245">Le tribunal judiciaire de Paris le <strong>déboute de l’ensemble de ses demandes</strong>. En cause, une erreur lourde : son nom ne figure pas sur le bail, l’agence apparaissant comme bailleur. Le juge estime que « <em>la désignation précise des parties au contrat constitue un élément essentiel et permet de déterminer et d’engager les droits et obligations de ces parties </em>» et rappelle qu’« <em>un tiers ne saurait se prévaloir d’un acte auquel il n’est pas partie</em> ». En clair, <a href="https://www.mariefrance.fr/vie-pratique/confirme-pour-des-millions-de-proprietaires-cette-depense-de-1200-e-va-bientot-etre-obligatoire-dans-votre-logement-1235818.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">bien qu’il soit propriétaire</a>, Mickaël «<em> n’est pas fondé à agir</em> ». « <strong><em>J’étais persuadé que j’allais gagner</em> </strong>».</p> <div id="attachment_824243" class="wp-caption alignnone"><span style="display: block;" class="wrap-img" id="wrap-img-824243"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-824243" class="wp-image-824243 img-responsive size-full" src="https://sf.mariefrance.fr/wp-content/uploads/sites/5/2023/08/5-185.jpg" alt="Porte fermée" width="1200" height="630" /></span><p id="caption-attachment-824243" class="wp-caption-text">Le squat prive le propriétaire de ses revenus pendant de longs mois et le laisse sans solution, malgré une action engagée en justice</p></div> <h2>Face au squat, le combat judiciaire se poursuit</h2> <p data-start="4247" data-end="4851">Une nouvelle procédure est lancée, <a href="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/son-logement-est-rempli-de-moisissures-le-locataire-refuse-de-payer-son-loyer-sa-famille-est-menacee-dexpulsion-1225670.html?utm_source=rss_feed&utm_medium=link&utm_campaign=unknown">visant à la fois le locataire et l’agence</a>. « <em>Mon client est <strong>victime à double titre</strong>. D’une part, il est victime d’une agence qui a manifestement manqué à ses obligations. D’autre part, il subit les lacunes et les lenteurs de la procédure judiciaire. Il est essentiel que la justice reconnaisse pleinement son droit de propriété et lui permette de <strong>récupérer son bien rapidement</strong></em> », résume son avocate, Sigride Bany. Le locataire, lui, ne se démonte pas. « <em>Vous êtes de la police ? Je partirai quand j’aurai récupéré ma caution</em> ». Une caution que Mickaël n’a jamais encaissée.</p> <style>.twitter-tweet{margin-left:auto;margin-right:auto;}</style>
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</blockquote> <p>L’enquête révèle enfin que ce locataire est <strong>connu pour des impayés répétés</strong>. Un précédent propriétaire témoigne d’un scénario similaire, évité de justesse grâce à une garantie Visale. «<em> Fort heureusement, il avait une garantie Visale qui a tout pris en charge</em> ». Face aux accusations,<strong> Check My Guest défend sa pratique</strong> et met en cause la stratégie locative du propriétaire. Mickaël, lui, se dit épuisé. « <em>Quand toute cette histoire sera réglée, je quitterai la France ! J’aime vraiment mon pays. Mais quand on est confronté à autant d’injustices, on préfère s’en aller</em> ».</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/quitterai-france-victime-serial-squatteur-proprietaire-prend-decision-radicale-apres-avoir-perdu-45-000-euros-1237822.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/actualite/societe/quitterai-france-victime-serial-squatteur-proprietaire-prend-decision-radicale-apres-avoir-perdu-45-000-euros-1237822.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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