
<p>Après un plateau d'huîtres, une mouclade ou une omelette, tout finit souvent dans la même poubelle : coquilles d'huître, de moule, de crabe, coquilles d'œuf. En quelques secondes, ces restes disparaissent, alors qu'ils ont demandé des mois de travail à la mer, à la terre et aux animaux. Pourtant, au fond du jardin, un autre scénario est possible. Et il change plus de choses qu'on ne l'imagine.</p> <p>Car ces coquilles comptent parmi les <strong>biodéchets</strong> les plus riches en calcium et en minéraux utiles au potager. Leur texture rugueuse aère le sol, nourrit la vie microbienne et aide les légumes les plus gourmands, comme les tomates et les courges, à mieux se développer. Le tout sans sac d'engrais acheté au rayon jardinage. Reste à savoir comment les utiliser sans se compliquer la vie.</p> <h2>Coquilles d'œuf et de fruits de mer : un engrais naturel très concentré</h2> <p>Les coquilles d'huître, de moule ou de crabe sont très riches en calcium, mais aussi en minéraux et oligo-éléments nécessaires à la bonne santé des plantes. Ce calcium renforce les tiges et la structure des cellules, ce qui limite par exemple la pourriture apicale sur les tomates. Leur surface irrégulière agit aussi comme un petit aérateur : elle crée des pores dans la terre où l'eau et l'air circulent mieux.</p> <p>Les coquilles d'œuf en engrais naturel jouent le même rôle, avec cocktail de calcium, magnésium, notamment, et de potassium. Ces apports organiques nourrissent les micro-organismes du sol, qui décomposent la matière et libèrent les éléments nutritifs progressivement. Là où un <strong>engrais chimique</strong> agit comme un coup de fouet, cet engrais maison travaille sur la durée et améliore aussi la structure du sol, sa stabilité et sa capacité à retenir l'eau.</p> <h2>De la table au potager : préparer correctement ces restes</h2> <p>Pour les coquilles de fruits de mer, le bon réflexe commence dès la vaisselle. Il suffit de bien les rincer à l'eau douce pour éliminer sel, épices et graisses, puis de les laisser sécher à l'air libre ou près d'une source de chaleur. Une fois bien sèches, elles se conservent dans un sac en papier au sec, avant d'être grossièrement broyées au rouleau, au mortier ou au blender robuste.</p> <p>Les coquilles d'œuf se gèrent au fil de l'année : on les vide, on les laisse sécher, puis on les écrase finement. Cette poudre se répand au pied des tomates, courges, fraisiers, carottes ou arbres fruitiers, de préférence en hiver pour qu'elle ait le temps de se dégrader avant les semis. Elle peut aussi rejoindre le compost pour enrichir le mélange et tamponner un sol trop acide.</p> <h2>Pourquoi ces biodéchets rivalisent avec l'engrais du commerce</h2> <p>En France, l'agriculture et la sylviculture représentent 19 % des émissions de gaz à effet de serre, et près de 40 % de ces émissions viennent de la fertilisation des cultures. Les engrais minéraux, produits à partir de gaz fossile, pèsent lourd : environ 3,5 millions de tonnes consommées chaque année. À l'inverse, transformer chez soi coquilles et autres biodéchets en <strong>engrais organique</strong> ne demande ni usine ni transport. Depuis 2024, le tri des biodéchets se généralise en France ; les coquilles y trouvent tout naturellement leur place plutôt que de grossir la poubelle grise.</p> <meta name="original-source" content="https://www.mariefrance.fr/jardinage/potager-cette-erreur-avec-vos-restes-de-cuisine-vous-prive-dun-engrais-plus-puissant-que-ceux-du-commerce-1237876.html" /><meta name="syndication-source" content="https://www.mariefrance.fr/jardinage/potager-cette-erreur-avec-vos-restes-de-cuisine-vous-prive-dun-engrais-plus-puissant-que-ceux-du-commerce-1237876.html" /><meta name="robots" content="noindex, follow" />
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